La tablette PC s'émancipe avec internet
Par PATRICE DESMEDT ET FABRICE FROSSARD - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3175Elle a été la reine, à côté des téléviseurs 3D, du CES, le Consumer Electronics Show 2010 de Las Vegas, qui s'est déroulé du 7 au 10 janvier. La tablette internet à écran tactile, fille adultérine du mini-PC et du smartphone, a connu là son véritable lancement. Freescale, en particulier, a montré un « modèle de référence » destiné à provoquer l'envie de constructeurs. Les tablettes existent depuis des années, mais n'ont jamais quitté la sphère des utilisations professionnelles (relevé de linéaire, prise d'information lors de sondages...). Aujourd'hui, l'évolution technologique et internet changent la donne. La tablette de Freescale, qui devrait être suivie dans quelques semaines par la iSlate d'Apple, pèse moins de 400 grammes, offre une autonomie de près d'une journée et, surtout, permet l'accès à internet.
Bref, une sorte de grand iPhone, qui va drainer un écosystème, grâce à des applications et à des contenus vendus en ligne, plus ambitieux que ceux destinés actuellement aux smartphones.
AUTONOMIE
La consommation optimisée
Le modèle de référence utilise une batterie Li-ion peu puissante de 2 100 mAh. Cela n'empêche pas la tablette d'offrir une autonomie de huit heures. La consommation est en effet l'un des points forts du processeur, pourvu d'une multitude d'optimisations, notamment pour la consommation, qui s'ajuste en fonction de la puissance nécessaire à l'application utilisée. A noter un mode veille permanent et un allumage plus rapide qu'un téléphone portable.
PROCESSEURS - COPROCESSEURS
La puissance économique
Au coeur de la tablette, Freescale utilise un processeur ARM i.MX51 de 800 MHz, largement utilisé dans l'industrie, l'automobile ou l'électronique grand public. Un processeur puissant, mais moitié moins cher qu'un Intel à architecture X 86. Pour l'épauler, Freescale lui adjoint des coprocesseurs pour décoder la vidéo HD, accélérer la lecture 2D, afficher les graphiques 3D ou encore sécuriser la puce. Pour réduire le prix final, Freescale utilise une mémoire de type DDR2 (PC), moins onéreuse que la mobile DDR utilisée par les smartphones. Le stockage est un classique disque flash SSD.
CONNECTIQUE
Le sans-fil d'abord
Cible privilégiée par les concepteurs : les 12-25 ans. Cette génération est celle qui passe le plus de temps à surfer pour accéder aux réseaux sociaux ou temps réel de type Facebook, Twitter ou encore YouTube. Pour accéder au réseau, la tablette emporte une puce de réseau sans-fil Wi-Fi et une puce 3G. Une caméra autorise aussi la visioconférence, la prise de vue et la capture vidéo. Des haut-parleurs et une prise jack parachèvent l'environnement multimédia.
SERVICES
L'ouverture vers le "cloud computing"
Les tablettes ont une vocation principale : surfer sur le web. Selon l'intégration et le système d'exploitation (majoritairement Linux ou Android) proposé par le fournisseur, une pléthore de services sera sans doute proposée, depuis une boutique sur le modèle AppStore, MS Marketplace ou OVI. Un GPS interne permet l'accès à des services géolocalisés. Outre les réseaux sociaux, l'utilisateur aura suffisamment de puissance pour accéder aux services de type « cloud computing ». Des tablettes proposeront aussi une fonction de livre électronique.
ECRAN
Le chaînon manquant entre smartphone et mini-PC
Freescale a opté pour un écran de 7 pouces, choisi pour positionner la tablette entre le smartphone (trop petit) et le mini-PC ou netbook (peu autonome et plus lourd), tout en permettant un confort de vision lors de la navigation web ou le visionnage de vidéos. A noter que la suite bureautique Open Office est embarquée pour réaliser des documents de base. Pour cela, une station d'accueil avec un clavier est aussi proposée. Une sortie pour un second écran est présente, permettant d'utiliser la tablette pour projeter des documents.











