La SNCF boude une alliance européenne pour la messagerie ferroviaire
Le 23 février 2010 par Olivier Cognasse
Sept compagnies européennes s’unissent pour développer le wagon isolé (ou messagerie ferroviaire). Etrangement, la SNCF n’y participe pas
X-Rail vient de voir le jour. Cette alliance regroupe sept compagnies européennes, dont DB Schenker Rail (Allemagne), CFF Cargo (Suisse), CFL Cargo (Luxembourg) ou SNCB Logistics (Belgique). Fondée à l’initiative de l’Union internationale des chemins de fer (UIC), X-Rail est destinée à améliorer les offres de transport international par wagons isolés (50 % du trafic ferroviaire de fret européen). Par exemple, les participants ont mis au point des normes internationales communes (fiabilité, délai maximal de traitement,…). Une qualité de service est en effet indispensable pour relancer cette activité. Et aucune trace de la SNCF...
Pourtant, « à l’origine, elle était dans le coup. X-Rail était évoqué dans le plan de relance du wagon isolé (Swing) de 2008 comme une réponse fondamentale », précise Didier Le Reste, secrétaire de la fédération des Cheminots CGT. Et si la société nationale souhaitait se débarrasser définitivement d’une activité qui plombe ses comptes ? Hypothèse confirmée à la CGT. « La SNCF s’est retirée de ce projet, car elle était en train de casser la messagerie. Comme le disent les usagers, l’alternance au wagon isolé est le camion. Dans les prochaines années, le bilan carbone de Fret SNCF sera très mauvais ».
Une politique en totale contradiction avec les engagements tenus à l’automne dernier par le gouvernement français et la SNCF lors de la présentation du plan de relance du fret ferroviaire (7 milliards d’euros). Et ce ne sont pas les projets d’autoroutes ferroviaires et de fret à grande vitesse qui pourront absorber les pertes de trafic. Depuis 2000, il a été divisé par deux (de 56 tonnes/kilomètre à 24 TK l’an passé). Plusieurs centaines de gares ont été fermées. Et la SNCF est parfois obligée de transporter son propre matériel en camion. « Elle est prise à son propre piège », se désole Didier Le Reste. Mais avec un déficit chaque année plus élevé (plus de 600 millions d’euros en 2009), la SNCF tâtonne sans cesse au rythme d’une valse qui éjecte régulièrement les directeurs de cette activité.
Olivier Cognasse
1 réaction
jmk | 23/02/2010 - 18H25
il n'y a pas de sillon pour le Fret, c'est pas plus compliqué que ça;
les axes importants sont saturés, ailleurs il n'y pas de demande...
essayez de vous documenter au lieu de raconter des inepties en boucle

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