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La SNCF affectée par une grève spontanée de ses salariés

Par Barbara Leblanc - Publié le
SNCF
© D.R.

[ACTUALISE] - C’est suite à l’agression d’un contrôleur le 6 octobre que les agents de l'entreprise française ont décidé de perturber le trafic des trains dans toute la France.

En dehors des lignes Ile-de-France, Thalys et Eurostar, le trafic des trains est bloqué en ce vendredi 7 octobre au matin. Selon la SNCF, il devrait rester perturbé toute la matinée, au moins. Sur RTL le 7 octobre, Guillaume Pépy, patron de la SNCF, estime que roulent un train sur trois ou quatre dans les réseaux TGV et TER.

Au total, sept secteurs de la SNCF ont décidé de reprendre le travail à la mi-journée. Par exemple, la SNCF signale que "le trafic ferroviaire va reprendre très progressivement en Rhône-Alpes à partir de 14h, les contrôleurs de l'établissement Lyon-Valence-Saint-Etienne ayant voté la reprise du travail". Les contrôleurs de Besançon ont aussi voté la levée de leur droit de retrait.

Ces difficultés de circulation font suite à l’arrêt de travail spontané d’une grande partie des contrôleurs de la SNCF. Dans la région PACA, en Aquitaine et Poitou-Charente pratiquement 100% des contrôleurs ont fait jouer leur droit de retrait, et le trafic ferroviaire était fortement perturbé dans plusieurs autres régions.

Ils protestent contre l’agression d’un de leurs collègues le 6 octobre dans un train entre Lyon et Strasbourg. Bernard Mortelier, 54 ans,  est actuellement dans un état stable mais a été blessé de plusieurs coups de couteau.

La fédération CGT des cheminots dénonce une "période où les seuls objectifs financiers poussent à la déshumanisation des gares et des trains". Pour la CFDT, ce qui est en cause, "c’est une dérive sociétale".

"Conditions difficiles"

Quant au président de la SNCF, Guillaume Pépy, il appelle les cheminots à "ne pas pénaliser les voyageurs du fait de cet indicent rarissime" et salue le sang froid des deux contrôleurs du train Lyon Strasbourg. Les ministres des Nathalie Kosciusko-Morizet et Thierry Mariani, tous deux en charge des Transports, assurent "comprendre les 11 000 contrôleurs qui exercent parfois leur métier dans des conditions difficiles".

Mais face à la situation, le ministère de l’Intérieur a mis en place une cellule de crise. Il a aussi donné des consignes pour que la protection civile, la police et la gendarmerie aident à la prise en charge des passagers.

Selon le ministère, "des milliers de voyageurs se trouvent ainsi bloqués dans plusieurs gares".

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2 réactions

gronobo | 08/10/2011 - 10H47

Je comprend bien la gravité de la situation et l'émotion qu'elle peut susciter chez les cheminots. Mais ceux-ci doivent comprendre qu'en exploitant leur droit de grève ils mettent en péril l'avenir de la SNCF et voient leurs revendications s'éloigner. A chaque grève la SNCF perd des usagers et ternit un peu plus la fiabilité de son service. Pourquoi le FRET ferroviaire ne décolle t'il pas en France ? Je vous le demande. Les cheminots doivent trouver d'autre moyen de se mobiliser sans pour autant pénaliser les usagers qui bien souvent n'ont que peu connaissance du motif de ces grèves. Se déplacer est un besoin fondamental, et la SNCF doit nouer un lien de confiance avec ses usagers pour leur garantir ce service. Je propose que la grève bête et méchante que l'on connait tous laisse place à des actions de sensibilisation aux usagers des revendication des cheminots. Cela peut passer par l'édition d'un journal des cheminots à distribuer aux usagers, aussi par des dialogues. L'utilisateur du service doit se sentir impliqué dans le bon fonctionnement de celui-ci, et non pas se sentir prit au piège. De la sorte les cheminots bénéficieront de l'appuis des usagers, ce qui aura à mon sens beaucoup plus d'incidence que de les laisser poireauter une nuit sur le quai de la gare. Dans tous les cas, si mobilisation il y a, le service doit être maintenu. Il en va de l'image de la SNCF, qui est la clé de voute de son avenir.

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eucalyptus | 07/10/2011 - 09H09

Des centaines de personnes se font agressées, violées et même tuées, on paralyse tout le pays ? Ça suffit j'ai entendu un glandu de la cgt (coluche a appelé ça : la Cancer Général du Travail. Eh Coluche ! ça n'a pas changé 25 ans plus tard ! ) sur RMC, ce matin il avait des propos ambivalents ! Il y avait 2 contrôleurs dans ce tgv, ils étaient ensembles, l'un d'un a laissé l'autre, comment se fait il qu'il n'avait pas leur outil de travail avec eux : les talkies-walkies ? Surprenant ! Là il s'agit d'une faute professionnelle que l'un d'eux a commis et ils paralysent tous le pays pour leur faute. Donc licenciement de ces types !

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