LA SIDÉRURGIE S'INQUIÈTE MAIS NE PANIQUE PAS
Par C. L. - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3253« C'est seulement si le provisoire dure que cela pose problème. » Selon Éric Moleux, le président du groupement des industries de la sous-traitance mécanique (Gist), la fermeture temporaire de trois hauts-fourneaux - Liège (Belgique), Florange (Lorraine), Eisenhüttenstadt (Allemagne) - d'ArcelorMittal, sur les 25 que compte le groupe en Europe, ne doit pas conduire à la panique. « La situation dans la sous-traitance est relativement satisfaisante.On n'atteint pas des sommets comme par le passé, mais c'est mieux que l'an dernier », insiste-t-il. Ces fermetures s'expliquent par la volonté du géant de protéger ses marges. Ne prévoyant pas de rebond de la demande au quatrième trimestre, l'aciériste poursuit sa stratégie d'adaptation de l'offre à la demande, qui lui permet de limiter la baisse de prix de ses aciers. « Lakshmi Mittal a bien tiré la leçon de la crise de la sidérurgie de 2008 et réagit immédiatement aux évolutions de la demande », explique Marcel Genet de Laplace Conseil. Pour les sous-traitants, pas d'espoir de baisse des prix...











