La sidérurgie dans l'attente de la reprise
Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3155LES INVESTISSEMENTS
1 LA SOCIÉTÉ D'ÉCONOMIE MIXTE UEM (Usine d'électricité de Metz) se dote d'une centrale à biomasse, moyennant un investissement de 45 millions d'euros. Le projet, qui entrera en service d'ici à 2012, confortera la filière bois mosellane.
2 Spécialiste des systèmes de freinage, l'équipementier américain TRW engage 17 millions d'euros d'ici à 2013 à Bouzonville (57) dans l'usine qu'il détient depuis 40 ans (700 salariés). TRW compte mettre au point des systèmes de freinage plus légers permettant de réduire la consommation des véhicules.
3 TOTAL ET GDF-SUEZ lancent un projet d'usine de plaquettes de silicium à Vernejoul (57), à proximité des installations pétrochimiques de Total à Carling. Cette unité, dont l'implantation doit être confirmée cet automne, est destinée à l'industrie photovoltaïque. Elle mobilisera 70 millions d'euros et générera une centaine d'emplois lors de son ouverture prévue fin 2010.
4 Nouvel acteur français de la fourniture d'électricité, DIRECT ÉNERGIE construit, pour 550 millions d'euros, une centrale à cycle combiné gaz à Sarreguemines (57). Cette installation de 800 MW pourrait entrer en service d'ici à 2012 et générer 50 emplois directs et autant d'indirects.
5 Le haut-fourneau II D'ARCELORMITTAL à Hayange (57) doit accueillir une station pilote de captage et de stockage de CO2. Le projet, inscrit dans le programme européen de recherche Ulcos, doit mobiliser, entre 2001 et 2015, 400 millions d'euros, dont les financements restent à confirmer.
6 Spécialisé dans la logistique de produits dangereux, le groupe DERET-PROLOGIS aménagera d'ici à 2012, pour 300 millions d'euros à Damblain (88), un centre de transit de 200 hectares dans l'ancienne base aérienne. L'opération comprend l'aménagement d'accès routiers et ferroviaires pour un budget de 28 millions d'euros engagés par le conseil général et RFF.
7 Le groupe POLLMEIER, spécialiste de la première transformation du bois, va implanter une scierie à Nomexy (88). Cette unité, qui sera la plus grande scierie de hêtres de France, représente un coût de 50 millions d'euros. Opérationnelle en 2010, elle créera 150 emplois.
8 Implantée par Michelin dans le cadre de la réindustrialisation du Toulois (54) suite à la fermeture de l'usine Kléber Pneumatiques, une usine de granulation de matières caoutchoutées (75 emplois à la clé) doit être construite en partenariat avec Sita, filiale de Suez Environnement. L'investissement de 18 millions d'euros (75 postes à la clé) constitue le premier jalon de la plate-forme de recyclage ECOREVIA, qui doit également accueillir une unité de recyclage des plastiques, une unité de valorisation des véhicules hors d'usage et un pôle de recherche et développement, soit un total de 135 emplois. La direction de Sita concède un retard sur le lancement du projet et n'indique aucune date de démarrage.
9 EDF implante à Velaines (55) une plate-forme de stockage de 45 000 m² où seront entreposées 1 million de pièces dédiées à des centrales nucléaires des parcs britannique et français. Inscrit dans l'accompagnement de l'implantation du laboratoire de l'Andra à Bure, le projet représente un investissement de 32 millions d'euros. Il doit générer 50 créations d'emploi lors de sa mise en service, en 2012.
LES POINTS NOIRS
1 La cokerie de CARLING (57) fermera définitivement en septembre prochain si aucun repreneur ne s'est manifesté. Confrontée à la mévente du coke, l'installation, reprise par l'allemand Rogesa en 2003, accumule 400 000 tonnes de stocks. 394 postes sont menacés.
2 Les HAUTS-FOURNEAUX DE FLORANGE (57) sont à l'arrêt depuis cet hiver et aucune date de redémarrage n'est annoncée. Cette baisse de régime place un millier de sidérurgistes au chômage technique et ralentit le reclassement des salariés d'ArcelorMittal à Gandrange. Une soixantaine de sous-traitants et quelque 2 000 emplois sont menacés.
3 FM LOGISTIC fermera Woippy (57), un site qui emploie 489 salariés à l'assemblage des imprimantes de l'américain Hewlett-Packard. La perte de ce contrat aura été fatale à ce site jusqu'alors florissant.
4 ELYSÉE COSMÉTIQUES supprime la moitié de l'effectif de Forbach (57). Filiale de l'allemand Maxim Marken Produkts, l'usine de 180 salariés pâtit de la hausse du prix des matières premières et de la perte d'un gros contrat avec le hard-discounter Lidl.
5 Spécialiste de la démolition à l'explosif, la société STIPS TI, qui employait 188 salariés à Algrange (Moselle) et 52 autres au sein de ses filiales HMS à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais) et U2C à Vaux-en-Velin, a été liquidée en octobre dernier. La maison mère EPC (Explosifs et produits chimiques) évoque des anomalies comptables pour expliquer la chute du chiffre d'affaires de sa filiale.
6 JOHNSON CONTROLS ferme son usine de batteries de Sarreguemines (57). Les 347 postes de sa filiale Varta Bosch Autobatterie (VBA) seront supprimés d'ici à septembre. A cette date, l'usine, reprise en 2005 à l'équipementier américain Delphi, sera convertie en une plate-forme de remplissage et de finition de batteries (60 emplois).
7 Spécialisée dans la production de carrelage vendu sous la marque Lutetia, la société CEDEC, qui employait 136 salariés à Maizières-les-Metz (57), a été liquidée en janvier.
8 L'équipementier automobile italien SOGEFI ferme l'usine Allevard Rejna de Custines (54) pour recentrer sa production de barres de suspension sur son site meusien de Revigny-sur-Ornaing. Cette fermeture entraîne 46 licenciements.
9 Le dépôt de bilan de la fonderie sarroise HALBERG GUSS, annoncé mi-juin, place 1 300 salariés, dont la moitié de frontaliers mosellans, dans l'expectative. Le site de Sarrebruck, spécialisé dans la fabrication de blocs moteurs, culasses et vilebrequins, subit depuis six mois une forte chute de production.
10 UPM RAFLATAC a mis en place un plan de restructuration au terme duquel 340 emplois seront supprimés en Europe, dont 90 sur son site de Nancy (54), spécialisé dans les papiers pour étiquettes. Pour le papetier nordique, qui revoit également l'organisation du travail, cette décision vise à réduire le niveau de ses coûts d'environ 25 millions d'euros par an.
11 ALTADIS, la filiale du britannique Imperial Tobacco, fermera fin juin 2010 le site lorrain de Metz (Moselle), qui emploie 135 salariés. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'un projet de restructuration dans toute l'Europe portant sur la suppression de 2 440 emplois.











