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Jugements mitigés sur Pôle Emploi
Pour estimer la qualité des services de Pôle Emploi, les études aux conclusions parfois contradictoires se suivent. Ainsi, nos confrères de la Croix ont révélé les résultats d’une étude menée par la CFDT d’où il ressort que seulement 13,3 % des personnes interrogées jugent Pôle Emploi indispensable et se sentent aidés correctement. La moitié des répondants estiment que « l’agence leur prend du temps pour pas grand-chose et [qu’ils] doivent se débrouiller seuls. » Conséquence logique : 92,8 % des demandeurs d’emploi comptent d’abord sur eux-mêmes pour retrouver un emploi !
Pourtant,
à en croire une étude menée par les services statistiques de Pôle Emploi, il est un domaine où l’agence est utile : la formation. En effet, six personnes, qui suivaient une formation payée par Pôle Emploi en mars 2010 sur dix ont retrouvé un emploi six mois plus tard. Mieux, une majorité d’entre eux a même décroché un CDI. L’étude souligne que les formations financées par Pôle Emploi ont un meilleur rendement – mesuré en taux de retour à l’emploi -que celles qui ne le sont pas.
Pour améliorer son image auprès des demandeurs d’emploi, l’organisme issu de la fusion de l’Anpe et de l’Assedic devrait peut-être mettre le paquet sur la formation.
Que les gros salaires lèvent le doigt
Interrogés par l’Ifop, les Français se disent à 75 % favorables à la fixation par la loi d’un salaire maximal, notamment pour les dirigeants des grandes entreprises. Plus étonnant, la question recueille plus de 50 % d’avis positifs, quelle que soit la famille politique (58 % pour les sympathisant UMP et 83 % aussi bien pour les sympathisants PS, Modem ou Front national et 90 % chez les Verts), la tranche d’âge ou la profession de l’interviewé. 60 % des électeurs de Nicolas Sarkozy à la dernière présidentielle soutiennent aussi cette mesure. C’est ce qu’on doit appeler un changement d’époque !
Le président de l’APEC lâche son poste et tous ses mandats au Medef
A la tête de l’association pour l’emploi des cadres depuis le 24 juin 2009, Eric Verhaeghe a démissionné de manière fracassante de son mandat de président de l’Apec qu’il exerce au nom du Medef. Il reste pour l’instant directeur des affaires sociales de la FFSA (Fédération des sociétés d’assurance). L’Apec, organisme paritaire financé par une cotisation obligatoire des cadres (0,06 % du salaire), est en plein bouleversement car pour des raisons de concurrence, elle n’est plus le partenaire automatique de Pôle emploi pour aider les cadres. Eric Verhaeghe affirme être en désaccord avec le plan impulsé par le MEDEF pour l’Apec. Plus largement, il ne se retrouve plus dans les positions du Medef et c’est la raison pour laquelle il abandonne également ses mandats d’administrateurs à l’Acoss, l’unedic, Pôle emploi et la CNAV. La FFSA est le troisième contributeur du Medef et il est donc ennuyeux que son représentant ne partage pas les vues de l’organisation patronale. Eric Verhaeghe qui publie cette semaine un livre intitulé « Jusqu’ici tout va bien » en appelle à « un nouvel ordre social » et trouve que les positions constantes sur « le coût du travail ou les niches fiscales à rebours de l’intérêt économique du pays ». Cet énarque de 42 ans engagé dans une organisation de branche à fait toute sa carrière dans la fonction publique.
Christophe Bys et Anne-Sophie Bellaiche
Préparez-vous à savoir :
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Voirin Consultants organisera le 3 févier prochain un séminaire sur réseaux sociaux et intelligence collective. Renseignements :
ici.