La semaine du social et du management du 24 au 30 septembre
Par Christophe Bys - Publié leVases communicants ?
C’est ce qu’on doit appeler des dommages collatéraux. Selon une étude réalisée par l’Unedic, la réforme des retraites telle qu’elle est prévue aujourd’hui, lui coûterait entre 440 et 530 millions d’euros par an à partir de 2018. Ce surcoût pour l’Unedic s’explique par le recul de l’âge de départ en retraite de 60 à 62 ans et de l’âge pour toucher la retraite à taux plein de 65 à 67 ans. Si cette modification rapporte davantage de cotisations chômage la durée d’emploi s’allongeant, elle se devrait aussi se traduire par une augmentation supérieure des prestations versées aux seniors sans emploi. D’où l’effet sur le déficit de l’Unedic ! Ce calcul repose sur l’hypothèse d’un non changement des règles d’indemnisation du chômage.
L’amélioration de la situation financière de l’assurance retraite passe-t-elle mécaniquement par une détérioration de l’assurance chômage ? Tout dépendra du taux d’emploi des seniors, qui est une des clés de la réforme en cours.
I love America
Universum demandé aux étudiants de 12 pays (développés et Bric) quel était l’employeur le plus attractif. Le classement des futurs ingénieurs commence par un podium qui retrace (à l’envers) l’histoire de l’informatique des Etats-Unis, avec dans l’ordre Google, Microsoft et IBM. Si on ajoute Sony (numéro 4) Intel (n° 6) et Apple (n°10), le secteur Internet Télécoms occupe la moitié des 10 premières places ! C’est dire si les entreprises des autres secteurs ont du souci à se faire pour attirer les meilleurs. Autre enseignement de ce classement : le retour en grâce de l’automobile. Crise oblige, l’an dernier, ce secteur n’était pas des plus attractifs. Le retour à des jours (un peu) meilleurs montre un regain d’intérêt pour les firmes du secteur. A la cinquième place, on trouve BMW, Volkswagen arrive à la 22 e suivi par Toyota. Voilà qui réjouira certains des constructeurs réunis Porte de Versailles pour le mondial de l’automobile. En revanche pas de quoi crier cocorico sur l’ensemble du classement : la France ne compte qu’une entreprise parmi les 50 préférées des jeunes ingénieurs, L’Oréal !
Rengagez vous
La crise économique pèse sur le moral des troupes, si on en croît l’étude réalisée par le cabinet de conseil en ressources humaine Hewitt auprès de 150 entreprises européennes. « Notre étude montre que la fidélité et l’implication des salariés diminue. Dans beaucoup d’entreprises, les salariés montrent des signes de fatigue en réponse à la longue période de stress, d’incertitude et de confusion due à la crise économique » résume Didier Burgaud de chez Hewitt, qui en profite pour prodiguer des conseils pour éviter le désengagement observé. Le meilleur moyen de lutter contre le problème est … de commencer par le reconnaître. Or, à en croire le cabinet, beaucoup d’entreprises réalisent des études d’engagement comme une corvée administrative, sans tirer toutes les conséquences des résultats ainsi collectés.
Christophe Bys
ENCADRES
A lire dans L’usine nouvelle cette semaine
Notre enquête sur la retraite par capitalisation
Préparez vous à savoir
Le 2 e forum du télétravail aura lieu le 7 octobre à Murat.
Le réseau Entreprendre organise sa biennale à Biarritz les 15 et 16 octobre prochain.

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