La semaine de l’économie du 30 janvier au 03 février 2012
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Les ménages français se serrent la ceinture
2011 aura été une mauvaise année pour la consommation des ménages. Sur l’ensemble de l’année, les dépenses des Français en biens – qui constituent environ la moitié de leur consommation totale – a reculé de 0,5 % en moyenne. C’est surtout sur la fin de l’année que la consommation s’est repliée, avec une baisse de 0.7 % en décembre. La météo explique en partie ce recul, en réduisant la consommation d’énergie grâce aux températures plutôt clémentes. Mais les dépenses de produits alimentaires ont diminué de 1 % en décembre, tout comme celles de textile (-0.9 % sur le mois). Seules les dépenses en biens durables ont résisté sur la fin de l’année, portées par la hausse des achats d’automobiles. « Mais cela met à mal la résistance rassurante dont la consommation avait fait preuve jusque-là, au mois le mois, entre août et novembre », analyse Hélène Baudchon, économiste pour BNP Paribas.
Pour la consommation de biens, « c’est un mauvais départ pour 2012, avec un acquis de « croissance » de -0,4% pour le premier trimestre de cette année », assure encore l’économiste. Cet accès de faiblesse de la consommation tombe mal pour le gouvernement alors qu’il doit faire adopter son projet de TVA sociale au parlement. Cette baisse ne manquera pas d’être exploitée par les opposants du projet pour qui la TVA sociale risque de pénaliser la consommation.
L’industrie américaine confirme
L’industrie américaine poursuit son redressement. Selon les chiffres de la réserve fédérale, la production manufacturière a progressé de 4,5 % en 2011, après une hausse de 5,4 % en 2010. En décembre, l’activité industrielle a enregistré sa plus forte accélération de l’année (avec une hausse de 0,9 % sur un mois). Le taux d’utilisation des capacités de production était lui à son plus haut niveau en décembre depuis trois ans et demi. La tendance devrait se poursuivre début 2012. Selon l’indice ISM des directeurs d’achats du secteur manufacturier, les usines américaines ont encore augmenté le rythme. L’indice s’est établi en janvier à 54,1 % contre 53,1 % en décembre. Mais pour que le redressement se confirme, il faudra qu’il se concrétise aussi sur le marché de l’emploi, toujours déprimé. Les chiffres de l’emploi américain, publié cet après-midi, seront surveillés de près par les économistes.
Les PME cotées de plus en plus étouffées par les multinationales
Il y a de moins en moins de place pour les petites ! Selon une étude réalisée par l’EM Lyon, l’Institut français du gouvernement des entreprises et l’Institut de recherche de Middlenext, l’association des valeurs boursières petites et moyennes, les multinationales drainent pratiquement toutes les ressources de la Bourse à elle, ne laissant que la portion congrue aux PME cotées.
Entre 1992 et 2010, si le nombre de très grandes entreprises cotées en bourse a augmenté, leur proportion est restée stable du fait de l’augmentation encore plus forte des introductions de PME et d’ETI. En revanche, les très grandes entreprises ont vu leur chiffre d’affaires moyen passer de près de 12 milliards d’euros en 1992 à 23,5 milliards d’euros en 2010, tandis que le chiffre d’affaires moyen des PME dégringolait de 39 millions d’euros à 17 millions d’euros. Dans le même temps, la capitalisation boursière moyenne de ces géantes a été multipliée par quatre pour représenter près de 80 % du poids de la capitalisation boursière totale, tandis que celle des small et mid-caps se réduisait.
Solène Davesne et Arnaud Dumas

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