La semaine de l’économie du 23 au 27 janvier 2012
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Le candidat socialiste chiffre ses objectifs pour les comptes publics
François Hollande a détaillé son programme pour le prochain quinquennat présidentiel. En fixant notamment des objectifs chiffrés pour l’économie et les finances publiques. La faisabilité du programme du candidat socialiste repose sur des prévisions de croissance qu’il juge « prudentes ». Pour 2012, il prévoit ainsi un taux de croissance du PIB de 0,5 %, tandis que le gouvernement actuel table plutôt sur 1 %. Pour 2013, « Nous ferons en sorte que l’activité reprenne et, là encore, j’ai été prudent, avec un taux de croissance de 1,7 %, explique François Hollande. Ce n’est qu’à partir de 2014 que nous pourrons atteindre les 2 %. » Pour les trois dernières années du mandat, il compte sur une croissance comprise entre 2 et 2,5 %.
En parallèle, François Hollande a fixé comme objectif de réduire le déficit des comptes publics, pour atteindre l’équilibre en 2017. En 2012, le déficit atteindrait 4,5% du PIB (il devrait être de l’ordre de 5,5 % en 2011, d’après le gouvernement) et 3 % en 2013. L’endettement de la France passerait de 88,7 % du PIB en 2102 à 80,2 % en 2017.
Enfin, après avoir souligné que pendant le quinquennat du gouvernement actuel, « la dépense publique a en fait progressé de 52 à 56 % de la richesse nationale », François Hollande a fixé un objectif de dépense de 53,9 % en 2017.
La Conférence nationale de l’industrie liste ses priorités
L’Usine Nouvelle s’est procuré le rapport intermédiaire de la Conférence nationale de l’industrie (CNI), cette instance qui réunit les organisations patronales et syndicales pour réfléchir à la compétitivité de l’industrie. Remis à Eric Besson, le ministre de l’Industrie, le rapport liste une dizaine de priorités. Parmi lesquelles, une réduction du coût du travail. Cette proposition, proche de la TVA sociale sur laquelle le gouvernement réfléchit actuellement, vise à transférer une grande part des cotisations sociales employeurs vers la TVA, la CSG et vers la TIPP et la fiscalité écologique.
Le rapport de la CNI préconise également d’alléger l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices dans leur outil de production. Une idée qui fait d’ailleurs partie des soixante propositions de François Hollande, le candidat socialiste à l’élection présidentielle. Les membres de la CNI propose de réduire l’impôt sur les sociétés d’au moins dix points, ce qui coûterait 13 milliards d’euros selon Bercy, ou 1 milliard d’euros si cette mesure était cantonnée aux PME.
Pour plus de précisions et des détails chiffrés sur le rapport de la CNI, cliquez sur ce lien.
La zone euro plombe la croissance mondiale
Le Fonds monétaire international (FMI) a dû réviser ses prévisions de croissance mondiale, du fait de la violence de la crise dans la zone euro. Selon l’institution internationale, l’économie mondiale ne devrait croître que de 3,3 % en 2012, soit 0,7 point de moins que lors de sa précédente estimation d’il y a quatre mois. Même chose en 2013 : le taux de croissance devrait atteindre 3,9 %, soit 0,6 points de moins que prévu initialement.
Les difficultés que la zone euro connaît depuis la seconde moitié de l’année 2011 entraînent en effet une grande partie des autres pays. Le FMI prévoit une petite récession de la zone euro en 2012 (-0,5 %) et une faible reprise en 2013 (+0,8 %). Au sein de la zone euro, l’Italie (-2,2 %) et l’Espagne (-1,7 %) tirent les autres pays vers le bas.
La croissance des pays émergents et en développement devrait s’en ressentir. Elle atteindra 5,4 % en 2012, soit 0,7 point de moins que prévu il y a quatre mois. Surtout, ce taux de croissance est en fort recul par rapport à l’année 2011 où il était de 6,2 %. Les pays d’Europe de l’Est, qui entretiennent les relations les plus étroites avec la zone euro, sont plus particulièrement touchés. Leur croissance ne devrait atteindre que 1,1% en 2012, après 5,1 % en 2011.
Pour retrouver des taux de croissance favorables, le FMI exhorte les gouvernements de la zone euro à rétablir la confiance dans leur économie, en s’astreignant à plus de discipline budgétaire tout en relançant la croissance.
Arnaud Dumas

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