La Russie va construire la première centrale nucléaire du Bangladesh
Par Astrid Gouzik - Publié le
L'accord intergouvernemental a été signé ce mercredi 2 novembre, annonce Rosatom, l’Agence russe de l’énergie atomique. Les deux réacteurs de la centrale, située à Ruppur, dans l’ouest du pays, devraient être mis en service en 2018.
La première centrale bengalie sera donc construite par la Russie. Un accord préalable entre les deux pays avait déjà été signé en février.
Mais l’histoire remonte à bien plus longtemps. En 1961, le Bangladesh émet l’idée de construire une centrale nucléaire dans l’ouest du pays. En 1978, le gouvernement confirme cette hypothèse. Mais le projet reste bloqué par manque de fonds. En effet, la centrale pourrait coûter entre 1 et 1,45 milliard d’euros, une somme conséquente pour l’un des pays les plus pauvres du monde.
La menace d’une pénurie d’électricité presse le gouvernement bengali à investir. Il prévoit donc de financer son projet auprès de la Banque mondiale et autres institutions financières. Puis la Russie contriubera également en finançant la construction de la centrale du Bangladesh. De plus elle fournira le combustible pendant toute la durée de vie de la centrale et récupérera le combustible usagé
En 2002, l’Agence internationale de l’énergie atomique se rend sur le site pour évaluer la sécurité. Et cette appréciation semble bien indispensable pour le pays régulièrement ravagé par des catastrophes naturelles.
Malgré tout, en mars dernier, juste après le drame de Fukushima, Farid Uddin Ahmed, président de la Commission de l'énergie atomique du Bangladesh, se veut rassurant. Il déclare être confiant dans la capacité du site à résister aux cyclones, aux inondations et aux séismes. En effet, cette centrale nouvelle génération correspondra aux standards internationaux dits "Post Fukushima"
Du côté de Rosatom, la centrale de Ruppur semble ne pas présenter plus de problèmes de sécurité qu’une autre. "Ce choix du Bangladesh semble assez évident. Le pays a d’importants besoins énergétiques, comme tous les pays émergents".
Et Rosatom a su se positionner dans les pays émergents. Il lancera en début d’année les six réacteurs de la centrale de Kudankulam, en Inde. Il participera également à l’appel d’offre pour le nucléaire jordanien.
1 réaction
tamo | 02/11/2011 - 17H11
Ce géant de l'atome nous montre combien nos groupes Français ont de quoi s'inquiéter... l'avenir est à eux, sortirons-nous un jour de notre prétention ?

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












