La société Fiducial saura dans quelques heures si elle est autorisée à reprendre l'entreprise Neo Security. Les juges ont permis hier la poursuite de l'activité jusqu'au 1er septembre.
L'audience du 2 août du tribunal de commerce de Paris n'a pas été de tout repos pour décider du sort de l'entreprise Neo Security, spécialisée dans le gardiennage et la sécurité industrielle. Des "discussions houleuses et animées", selon le compte Twitter des représentants CFDT de la société, ont rythmé la matinée d'audience.
Si les juges consulaires ont mis leur décicion sur l'offre de reprise par Fiducial en délibéré jusqu'à ce vendredi 18 heures, ils ont tout de même autorisé la poursuite de l'activité jusqu'au 1er septembre, apprend-on auprès du site web de la CFDT de Neo Security.
Le but ? Faciliter la renégociation des contrats et les transferts des personnels non repris. Car dans l'offre de Fiducial, seuls 3 320 salariés sur quelque 4 500 sont repris selon les chiffres des syndicalistes Force Ouvrière. Si l'on ajoute les 181 emplois que la société G4S souhaite conserver à travers la reprise du contrat de surveillance de l'ambassade américaine à Paris, le nombre de postes épargnés s'éléverait à 3 501.
Selon les premières déclarations à l'issue de l'audience, les dirigeants de la société semblaient sereins sur l'autorisation de reprise par Fiducial, seul repreneur déclaré. "Je ne veux préjuger de rien, mais je suis plutôt confiant", a déclaré à l'AFP Jean-Christophe Chwat, président de Neo Security.
"Dans l'hypothèse la plus favorable, nous aurons le mois d'août pour assurer le transfert de l'activité et la reprise du personnel non-intégré dans les plans de cessions aujourd'hui", a-t-il ajouté, remerciant le ministère du Redressement productif Arnaud Montebourg, "qui n'a pas ménagé ses efforts pour arriver à une solution".









