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La pieuvre manœuvre tout en souplesse

Publié le

Enquête

La pieuvre manœuvre tout en souplesse

Dans l’eau, la souplesse est un atout. Les chercheurs du BioRobotics Institute de Pise (Italie) s’en sont convaincu en regardant évoluer la pieuvre. Son agilité à manœuvrer dans des environnements complexes ou contre les courants, sa résistance aux chocs et sa locomotion, qui mêle la propulsion par jet d’eau au déplacement sur le fond avec ses bras, font merveille. Ainsi est né PoseiDrone, un robot inspiré de la pieuvre, dans l’optique de créer un outil pour assister l’homme dans des tâches sous-marines. "Notre principe est de reproduire ses capacités de locomotion et de manipulation, mais pas forcément les détails de sa physiologie et de son système cognitif", précise Francesco Serchi, chercheur au BioRobotics Institute.

Cette approche a débouché sur des choix technologiques pragmatiques. Le design est novateur : PoseiDrone est constitué d’un bloc de caoutchouc dans lequel sont noyés tous les composants électroniques ou mécaniques. Mais pour reproduire le mouvement des bras, c’est un moteur électrique qui actionne un câble. Un choix "rustique" par rapport à des solutions high-tech à base d’alliages à mémoire de forme, par exemple, qui a l’avantage de produire des forces suffisantes et d’être applicable à toutes les tailles de robots. Un petit PoseiDrone de 20 cm a été testé, en bassin puis en mer. Avec des capacités limitées : quatre bras et la propulsion dans une seule direction. Les résultats sont intéressants.

La petite pieuvre de caoutchouc sait basculer d’un mode de locomotion à l’autre et même se déplacer avec un tournevis à bout de bras ! Un grand PoseiDrone (1 mètre environ, 6 ou 8 bras) sera construit cette année. Il bénéficiera des études en cours sur la coordination des bras et de deux modes de locomotion. Ce que la pieuvre, la vraie, fait très bien… Les chercheurs veulent aussi mieux comprendre, à l’aide de modèles mathématiques, comment la souplesse du corps du robot peut être exploitée dans ses mouvements aquatiques. Un domaine encore largement à découvrir. D’ailleurs, l’observation du petit PoseiDrone en action a déjà révélé des comportements inconnus des roboticiens… et même des biologistes. 

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