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La PDG de General Electric France prône une industrie forte

Par Barbara Leblanc - Publié le
Clara Gaymard
© Feuillu - Flickr - C.C

Clara Gaymard appelle l’industrie à se mobiliser fortement pour lutter contre une conjoncture économique incertaine.

Dans un entretien au Figaro du 6 octobre, la présidente de General Electric France depuis 2006 explique que le groupe redoute évidemment un ralentissement. "Certaines de nos activités industrielles à cycle long ont déjà été impactées au cours de l'année dernière et des premiers mois de cette année", affirme-t-elle. Mais selon elle, "de grosses commandes à l’export devraient permettre au groupe de renouer avec la croissance".

Plus globalement, elle affirme que les changements engagés en France sur le plan économique n’ont pas encore produits leurs effets. "La France a certes pris certaines décisions importantes avec notamment la réforme des retraites ou encore les investissements d'avenir, mais le temps économique est toutefois plus long que le temps politique", explique-t-elle. Pour elle, les problèmes majeurs en France sont  la question de la flexibilité et de la fiscalité et non pas celle du coût du travail.

"Les mentalités changent"

Selon elle, il est fondamental d’avoir une industrie forte dans un pays, "la création de valeur étant avant tout matérielle". "Je me suis toujours inscrite en faux contre l'idée qu'un pays mature doit passer de l'agriculture à l'industrie et de l'industrie aux services, souligne-t-elle.  Je constate que les mentalités changent enfin: l'industrie est revenue au cœur du débat économique".

Elle suggère que la France doit choisir ses secteurs d’excellence pour arrêter la désindustrialisation actuelle. Dans le secteur de l’énergie, elle appelle à trouver une solution alternative au pétrole, et réaffirme l’intérêt de General Electric pour le solaire. "D'ici à 2030, cette énergie pourrait être aussi compétitive que le pétrole. Là encore, General Electric privilégiera les pays capables de faire avancer ce sujet", explique Clara Gaymard.

La présidente précise que l’Europe reste un partenaire important pour la direction de General Electric située aux Etats-Unis. "L’Europe, c’est l’autre pied des Etats-Unis", assure-t-elle. Malgré tout, elle reconnaît que "l'Europe et plus encore la France sont assez compliqués à comprendre vu des États-Unis. Les décisions, notamment leur dimension politique, sont difficiles à appréhender".

Le groupe General Electric emploi 9 800 salariés en France principalement dans l’industrie.

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