L'Usine de l'Aéro

Montée des cadences de production des grands programmes aéronautiques, émergence de nouveaux acteurs, intégration des technologies numériques, relations entres les sous-traitants et les donneurs d’ordre : le secteur aéronautique ne manque pas de défis. La mission de ce site ? Décrypter les stratégies des grands avionneurs que sont Airbus et Boeing, comprendre la montée en puissance d’acteurs comme Comac, Bombardier, Embraer et Sukoi, scruter l’émergence de nouvelles tendances (des drones aux solutions numériques) et analyser la bataille des motoristes (Safran, Rolls-Royce, Pratt & Whitney, General Electric).

 

 

L'Usine de l'Aéro

La Nasa utilise les lunettes 3D pour guider Curiosity sur Mars

Par  - Publié le
Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
lunettes Nvidia
© Nvidia

L'agence spatiale américaine utilise des lunettes 3D de Nvidia, développées initialement pour les jeux vidéo, afin de simuler les mouvements de Curiosity sur Mars. Ce système leur permet de mieux visualiser les reliefs du terrain et ainsi de programmer plus facilement les déplacements quotidiens du robot, une opération jugée très délicate.

Les technologies développées pour les jeux vidéo, peuvent parfois trouver des débouchés inattendus dans l'industrie aérospatiale. C'est le cas des lunettes 3D Vision de Nvidia, aujourd'hui utilisées par la Nasa pour diriger le robot Curiosity qui explore la planète Mars depuis le 6 août dernier.

Cet accessoire a été développé initialement pour proposer aux joueurs sur PC une immersion totale dans les jeux 3D de tirs ou de combat aériens. La Nasa en a trouvé un nouvel usage. L'accessoire permet aux 14 "conducteurs" de Curiosity de mieux visualiser le terrain sur lequel le robot va se déplacer et ainsi d'en déduire ses déplacements. Curiosity n'est en effet pas manœuvré en temps réel. "Il faut de 10 à 20 minutes pour qu'un signal arrive sur Mars", explique à nos confrères de Gizmodo, Brian Cooper responsable du guidage de Cursiosity. "Si notre robot approche d'un ravin, le temps que vous lui disiez "stop", il est déjà trop tard. Nous planifions donc à l'avance toutes les séquences de déplacements de chaque journée".

Afin de planifier ces séquences, la Nasa a développé un logiciel complet de simulation baptisé RSVP (Robot Sequencing and Visualization Program). Il extrapole les images stéréoscopiques capturées par Curiosity pour reconstruire virtuellement, et en 3D, le terrain entourant du robot. Les équipes de Brian Cooper explorent ensuite cet espace grâce aux lunettes stéréoscopiques de Nvidia en manœuvrant le clone virtuel de Curiosity. Leur but est de trouver le meilleu parcours, c’est-à-dire celui permettant d'atteindre les objectifs de la mission, en prenant le minimum de risques durant les déplacements.

Se déplacer est en effet l'activité la plus dangereuse de Curiosity, plus que d'effectuer des analyses de terrain ou de prendre des clichés. Chaque mouvement est donc traité avec la plus grande précaution, explique Brian Cooper. Sur une journée classique, la Nasa va ainsi programmer une quarantaine de mètres de déplacements. Dans une moindre mesure, la 3D sert aussi à tester les mouvements compliqués du bras robotisé, notamment pour le forage et la récupération des échantillons de sol. 

Une perception plus réaliste du terrain

La Nasa expérimente depuis plus d'une décennie les solutions 3D pour guider ses robots. Mais jusqu'alors, l'agence spatiale devait réduire la qualité d'image et notamment le nombre de polygones 3D affichés par ses simulateurs. Dans le cas le Curiosity, la technologie a suffisamment évolué pour que "l'agence spatiale n'ait plus à faire ce type de compromis", explique Nvidia sur son blog.

"Avec un simple PC équipé d'un processeur graphique NVIDIA Quadro 5000 et des lunettes 3D Vision les équipes de la Nasa bénéficient d'un rendu réaliste du sol de Mars et des reliefs du cratère Gale, première étape de l'exploration de Curiosity (…) Ce dispositif leur permettra d'atteindre leurs objectifs scientifiques plus rapidement", conclut le fabricant américain de composants graphiques. 

La première version des lunettes 3D Vision a été mise sur le marché en 2009. Une version plus évoluée, baptisée 3D Vision 2, est disponible depuis fin 2011. Le fabricant américain indique avoir écoulé son accessoire 3D à plus de 500 000 unités dans le monde.

Imprimer

Effectuer une autre recherche

Rechercher

 

 

L'Aéro en images

Campagne finale d’essais en vol et dans la neige pour le Falcon 8X de chez Dassault.

Le Falcon 8X, nouveau fleuron de Dassault Aviation, est entré dans la phase finale de son programme de certification et d’essais en vol, tandis que se poursuivent les préparatifs en vue de la première livraison du triréacteur à très long rayon d’action. Les trois appareils du programme d’essais en vol ont accompli quasiment toutes les procédures prévues dans le cadre des essais de certification, et ont à ce jour accumulé plus de 650 heures de vol au cours de 325 sorties.  

Voir la galerie

Campagne finale d’essais en vol et dans la neige pour le Falcon 8X de chez Dassault.

Découvrez les premières images du dirigeable Airlander 10

Dans un hangar près de Bedford, au nord de Londres, Hybrid Air Vehicles a levé le voile sur son dirigeable Airlander 10.

Voir la galerie

Découvrez les premières images du dirigeable Airlander 10

Assemblage final du miroir du James Webb Telescope

Le prochain télescope spatial, le James Webb Space Telescope (JWSP), a franchi il y quelques jours une nouvelle étape, l’ESA a signé le contrat avec Arianespace pour son lancement sur une fusée Ariane 5 depuis l’astroport de Kourou en octobre 2018. Assemblage des 18 miroirs, tests en température des instruments se succèdent afin de tenir les délais.

Voir la galerie

Assemblage final du miroir du James Webb Telescope

Venise vue par satellite, un autre regard sur la cité des Doges

Le carnaval de Venise est une fête traditionnelle qui remonte au moyen âge. Costumes, couleurs, masques, défilés sont au rendez-vous de cette manifestation qui a débuté il y a quelques jours.   

Voir la galerie

Venise vue par satellite, un autre regard sur la cité des Doges

[DIAPORAMA] Comment sont fabriqués les sièges éjectables du Rafale ?

  A Argenteuil (Val d’Oise), la société d'exploitation des matériels Martin Baker (SEMMB) filiale à 50-50 du fabricant britannique Martin Barker Aircraft et du français Safran, fabrique les sièges du Rafale et de l’ensemble des avions de combats de l’Armée française. La société, qui a produit en décembre dernier son 250e siège pour l'avion de combat tricolore, a réalisé un chiffre d'affaires de 28 millions d'euros en 2015. Il faut à peu près 200 heures pour fabriquer un exemplaire de ce siège éjectable. Depuis leur production en 1961, ils ont sauvé la vie de près de 700 pilotes, indique le fabricant.  

Voir la galerie

[DIAPORAMA] Comment sont fabriqués les sièges éjectables du Rafale ?
Voir tous les diaporamas "Aéronautique" >>
Recevez nos newsletters

Identifiez-vous