La Mutualité française demande elle aussi un cautionnement à Servier
Par Barbara Leblanc - Publié le
[ACTUALISE] - La journée du 13 septembre va encore être chargée pour le groupe Servier. Alors que doit se dérouler aujourd’hui l’une des audiences en référé d’une des victimes, la Mutualité française réclame 100 millions d’euros au fabricant du Mediator.
Les juges d’instruction du dossier du médicament Mediator ont reçu le 12 septembre une demande des mutuelles françaises. Elles réclament au laboratoire mis en cause dans le dossier non moins de 100 millions d’euros de garantie pour les futurs dédommagements qu’il pourrait être condamné à verser. C’est ce que Me Patrick Maisonneuve, l’avocat de la Mutualité française, qui regroupe 600 mutuelles de santé, a affirmé.
"On demande dans l'hypothèse de la mise en examen probable que le juge fixe une caution et garantisse nos droits. On estime qu'il faut garantir les intérêts des mutuelles et les droits des adhérents" de la Mutualité française, estime-t-il. Le montant réclamé correspond à un "chiffre de fourchette basse parce qu'il est très compliqué d'être plus précis, selon lui. C'est une évaluation qui demande à être affinée, mais qui en tous les cas ne pourra pas être affinée par le bas".
Cette annonce vient alourdir encore un peu plus le dossier du laboratoire Servier. Toute la semaine dernière, le groupe a fait l’objet de diverses attaques. A commencer par celle de la Sécurité sociale, qui lui réclamait aussi un cautionnement de 225 millions d'euros.
Parallèlement, les responsables du laboratoire ont reçu des convocations dans le cadre de l’enquête et le groupe pourrait être mis en examen très prochainement.
Mais ce qui pourrait toucher directement le groupe en ce mardi 13 septembre, c’est l’audience en référé de l’une des victimes du Mediator souffrant de valvulopathie aortique. Le plaignant réclame 120 000 euros au laboratoire Servier.
Dans le dossier Mediator, une autre nouvelle est tombée le 13 septembre. La juge en charge de l'affaire, Isabelle Prévost-Desprez, doit s'effacer provisoirement. La juge de Nanterre ne présidera donc pas les audiences de procédure les 26 et 27 septembre sur le dossier du médicament du laboratoire Servier. Une décision prise suite à ses propos mettant en cause Nicolas Sarkozy dans le livre "Sarko m'a tuer".

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