La montagne de déchets de Limeil-Brévannes toujours menaçante
Par Rémy Maucourt - Publié le
Le maire de Limeil-Brevannes affirme lundi disposer de nouvelles études qui viennent contredire la version du préfet.
"Je n'ai aucun élément me permettant d'être rassuré par rapport aux risques concernant la population", a écrit le maire Joseph Rossignol (PG) de Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne, dans un courrier à la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. "Je vous demande quelles dispositions immédiates je dois prendre m'apprêtant à évacuer les personnes se trouvant à proximité du chantier d'évacuation" ajoute-t-il.
150 000 mètres cubes de déchets industriels, qui s'étendent sur 25 m de haut et 200 m de long. Cet énorme tas a déjà valu à son "gérant" 18 mois de prison ferme. Mais il reste à évacuer ces déchets : le coût des travaux est estimé à 14 millions d'euros.
Lors d'une visite sur le site la semaine dernière, le préfet du Val-de-Marne Pierre Dartout a indiqué que les "phénomènes de pollution" détectés dans les eaux usées étaient "sans danger sur le plan sanitaire". C'est cette version que vient contredire le maire de la ville.
Il s'inquiète du rejet dans les égouts des eaux utilisées pour circonscrire les départs de feu sur la montagne. Cette eau serait chargée de sulfure d'hydrogène, un gaz potentiellement mortel. Selon l'édile, les eaux rejetées contiendraient 1 200 ppm (parties par million) de sulfure d'hydrogène alors que le "risque mortel" serait atteint à 300 ppm.
La préfecture a aussitôt organisée une réunion avec tous les acteurs du dossier. "S'il y a de tels niveaux qui sont émis, on prendra ça très au sérieux", a déclaré le porte-parole de la préfecture. Il a néanmoins assuré que le sulfure d'hydrogène se dispersait "très rapidement dans l'air".

dans la même rubrique
26/05/2012 La sémantique de l'industrie26/05/2012 L'impression 3D détournée par l'artiste Neri Oxman
26/05/2012 "Je suis fasciné par les technologies sans fil"












