La machine à affranchir se démocratise

Par  - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3171

L'ouverture à la concurrence et la dématérialisation du courrier poussent les fabricants de machines à affranchir à innover. Le français Satas lance sa nouvelle gamme EVOlution, définissant de nouveaux standards sur le marché. Ces solutions d'affranchissement, compactes et silencieuses, misent sur les services en ligne en proposant trois types de connexions, analogiques, LAN (réseau informatique local) et GPRS. Né en 1933, Satas est passé du giron du groupe Havas dans l'immédiat après-guerre à celui du groupe Alcatel au début des années 70, pour devenir une filiale du groupe Neopost lors de sa création par LBO en 1992. Il revendique 100 000 clients et une part de marché de 28 % dans l'Hexagone, dans ce secteur très réglementé. Les appareils sont obligatoirement loués, législation du monopole postal oblige, rappelle Jérôme Vigier, le directeur marketing. Neopost est le numéro 2 mondial avec une estimation d'un quart du parc de machines installées et 800 000 clients. Le leader est le groupe Pitney Bowes, qui contrôle près des deux tiers du marché mondial.

Les quatre modèles de la gamme EVOlution disposent d'une interface graphique avec des menus déroulants, de 9 mémoires de tâches (sélection du compte, de la flamme et du tarif associé), de 9 textes programmables (4 lignes de 18 caractères) et de 7 mentions spéciales préprogrammées. Elles sont toutes dotées d'une tête d'impression à jet d'encre, du démarrage automatique du système dès le courrier pesé et de l'association automatique de la mention postale selon le produit sélectionné (fonction ISIGO), et offrent un nombre illimité de mentions postales. Elles profitent également du diagnostic à distance, de l'ajout de fonctionnalités et du téléchargement des tarifs, des flammes et des mentions postales avec la technologie Satasiservices. Elles bénéficient de la certification AQ Poste, garantissant la qualité des machines, la maîtrise de l'ensemble des spécifications techniques et des réglementations postales. Elles sont conformes à la norme Energy Star.

Pour moins de 50 envois par jour, la EVO350 affiche un encombrement et un poids limités (375 x 260 x 357 mm pour 11 kg) et un niveau sonore de 55 dB. Elle accepte des plis d'épaisseur maximale de 9,5 mm, pour une vitesse atteignant 2 400 plis à l'heure. Les EVO420 et 440 (avec alimenteur) traitent entre 50 et 250 envois, à des vitesses de 3 600 à 5 700 plis à l'heure. Mesurant 379 x 298 x 748 ou 1 043 mm, elles pèsent respectivement 11 et 18 kg pour un niveau sonore inférieur à 60 dB et acceptent des enveloppes de 12 mm d'épaisseur. Elles peuvent traiter les paquets et gérer automatiquement des étiquettes d'affranchissement. La pesée différentielle est de série, ainsi que le port USB pour récupérer les données.

CONSULTATION EN LIGNE DES AFFRANCHISSEMENTS

Au-delà de 250 envois par jour, la EVO480 offre un écran couleur tactile, un bac de réception extensible et gère jusqu'à 100 comptes. Elle peut être dotée d'un module de pesée dynamique, d'un pistolet code à barres et d'une mise à jour automatique des tarifs postaux et des mentions associées. Pour toutes, le système WebGestion permet aux clients de consulter en ligne leurs affranchissements par département ou produit postal.

L'entreprise, dont le siège est à Clichy, fabrique les machines de timbrage et les balances dans son usine historique du Lude, entre Tours et Le Mans. Le site de Drachten, au Pays-Bas, est dédié à la fabrication de machine de mise sous plis. Satas emploie 300 salariés réalisant un chiffre d'affaires de 115 millions d'euros en 2008.

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