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La Lune, futur parc national américain ?

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A qui appartient la Lune ? A personne, stipule le traité OST (Outer Space Treaty) de l’ONU. Mais un projet de loi déposé au Congrès américain propose de transformer les sites d’alunissages des missions Apollo en parcs nationaux.

La Lune, futur parc national américain ? © NASA

La Chine lancera en décembre 2013 sa sonde Chang’e-3, qui doit se poser sur la Lune afin d’y effectuer diverses analyses et observations à l’aide d’un engin mobile (rover). Si l’opération réussit, ce sera le premier alunissage en douceur chinois, et la Chine entrera ainsi dans le club très fermé des pays qui sont parvenus à poser des équipements sur la Lune sans se crasher. A savoir, aujourd’hui, les Etats-Unis et la Russie.

Cette arrivée annoncée n’est sans doute pas étrangère à l’introduction, a priori insolite, d’un projet de loi devant le Congrès américain visant à faire de certaines zones lunaires des parcs nationaux. En fait, cette proposition très sérieuse, déposée en juillet dernier répond à une préoccupation bien réelle : il s’agit de protéger la valeur historique des 11 sites d’alunissage des missions Apollo, mais aussi les équipements qu’elles ont déposés (certains instruments sont toujours actifs), comme l’explique un article qui paraît cette semaine dans la revue Science.

En fait, soulignent les auteurs, qui appartiennent au Space Policy Institute (George Washington University), au-delà du programme chinois d’exploration de la Lune, notre satellite risque de devenir un lieu très fréquenté. Le concours Google Lunar X Prize, lancé en 2007 (30 millions de dollars à la clé) récompensera l’équipe qui parviendra à poser un robot sur la Lune. Plus de 20 équipes sont en compétition.

Classement au patrimoine mondial de l'Unesco

L’objectif de l’article de Science est surtout de tirer la sonnette d’alarme : le projet de loi déposé au Congrès risque de soulever beaucoup de difficultés.

En effet, le gouvernement américain est propriétaire et responsable des équipements déposés sur la Lune,... tout comme les autres pays (Japon, Inde, Chine, Europe) qui y ont laissé les débris de leurs engins écrasés sur le sol lunaire. Mais, selon le traité OST (Outer Space Treaty) de l'ONU, nul ne peut se déclarer propriétaire du terrain… Par ailleurs, la loi américaine prévoit que les parcs nationaux sont gérés pour le profit des citoyens américains, en contradiction avec le caractère international de l’OST.  

Autre lièvre soulevé par les auteurs : la loi déposée au Congrès voudrait proposer le classement des 11 sites Apollo au patrimoine mondial de l’Unesco. Or tous les sites classés par l’Unesco sont aujourd’hui localisés sur des territoires souverains, ce qui, à nouveau, serait en contradiction avec le traité de l’ONU sur l’Espace.

Conclusion : il est urgent de revoir le traité OST, et, comme cela demandera du temps, mieux vaut, suggèrent les auteurs, commencer par un accord bilatéral Russie-Etats-Unis, proposé ensuite aux autres pays concernés. La Chine, qui envisage même d’envoyer des cosmonautes sur la Lune, devrait s’y inviter rapidement.

Thierry Lucas

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