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La licence professionnelle prend ses marques

Par Arnaud Dumas - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3089

Les entreprises plébiscitent les licences professionnelles. Mais peinent encore à les reconnaître à leur juste valeur.

Objectif atteint. Depuis leur lancement en 2000, les licences professionnelles sont de plus en plus reconnues. Cette année de spécialisation, obtenue après un bac +2 (DUT, BTS...) et caractérisée par un stage de douze à seize semaines, voit ses effectifs augmenter. En 2005, 23 874 diplômes ont été délivrés, soit 40 % de plus qu'en 2004. Près de 1 500 licences différentes sont proposées, à 60 % par les instituts universitaires de technologie (IUT).

Après sept ans d'existence, la notoriété des licences pros auprès des entreprises est établie. Selon une enquête Ipsos menée fin 2007, 62 % des 502 DRH interrogés connaissent ce diplôme. Et 89 % pour les sociétés de plus de 500 salariés. Côté recrutement, 56 % des grosses entreprises ont embauché l'un de ces bac +3, contre 31 % pour l'ensemble du panel. Pour 71 %, la maturité professionnelle de ces étudiants est un atout par rapport aux BTS et DUT. Une reconnaissance rapide due à l'implication des entreprises. « Toutes ces licences sont construites en partenariat avec les milieux professionnels », souligne Philippe Pierrot, le président de l'Union des directeurs d'IUT. Cependant, si l'insertion de ces bac +3 reste élevée (plus de 80 % ont trouvé un emploi dans les deux ans), la rémunération ne tient pas compte de cette année supplémentaire. La moitié des DRH interrogés ne savent pas la situer dans leur convention collective. « La différence de rémunération avec un DUT est faible, de 50 à 100 euros par mois en moyenne, reconnaît Philippe Pierrot. Mais c'est un diplôme récent. » Il commence aussi à s'exporter. Le Mexique et la Tunisie ont fait appel au réseau des IUT pour mettre en place des diplômes équivalents.

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