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La lettre du social et du management du 9 au 15 décembre

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Le chômage partiel sujet phare du sommet social du 18 janvier
Le président de la République l’avait annoncé, la date est désormais connue : c’est le mercredi 18 janvier que l’Elysée accueillera les partenaires sociaux pour un sommet sur l’emploi. Après la publication des plus mauvais chiffres du chômage depuis 1999 (+ 34.400 demandeurs d’emploi en octobre), Nicolas Sarkozy, lors de son discours de Toulon du 1er décembre, avait convié syndicats de salariés et organisations patronales à « apporter des solutions » ou à « faire des propositions » pour l’emploi. Tous les syndicats ont accepté de participer à ce sommet social, le premier depuis mai 2010, tout en craignant d’être instrumentalisés trois mois avant l’élection présidentielle. Un premier thème s’impose chez tous les participants : le chômage partiel. Sans attendre le sommet élyséen, syndicats et patronat, qui se retrouvent chaque mois pour parler emploi, ont décidé d’en faire le sujet de leur prochaine rencontre, le 21 décembre. Même la CGT appelle à réformer le chômage partiel, pour qu’il coûte moins cher aux entreprises en difficultés. La centrale de Bernard Thibaut propose que l’entreprise ne finance pas plus de 25% des salaires, et que le complément soit issu d’un financement mutualisé entre toutes les entreprises : un fonds alimenté par le doublement de la cotisation patronale à l’Assurance de garantie des salaires (AGS), qui permet de verser les salaires en cas de faillite. De son côté, Nicolas Sarkozy a évoqué la question de « l’activité partielle » comme étant une de celles qui seront abordées lors du sommet sur l’emploi. « Nous y consacrerons des moyens supplémentaires » a indiqué le chef de l’Etat.

Financement des syndicats : un débat public pour remplacer un rapport enterré ?
Si Nicolas Perruchot, député du Nouveau Centre, avait voulu semer la zizanie, il ne s’y serait pas pris autrement… La non-publication de son rapport sur le financement des syndicats suscite la colère des organisations patronales et syndicats de salariés, qui tous, avec le PS, réclament sa publication. Personne n’a apprécié les fuites dans la presse, qui parlent d’un financement à 3 ou 4% seulement par les cotisations des adhérents, suscitant de nombreuses attaques. Impossible de rendre public un rapport que la commission d’enquête a rejeté, car c’est illégal, leur répond le président de l’Assemblée nationale. Fin novembre, les députés PS ont voté contre, ceux de l’UMP se sont abstenus. Face à la bronca des partenaires sociaux, Bernard Accoyer leur propose d’organiser en janvier une audition publique à l’Assemblée. Dans un communiqué du mercredi 14 décembre, intitulé « Heureusement que le ridicule ne tue pas », la CFDT se moque d’un débat « sur un document qui officiellement n’existe pas ». La centrale accepte de venir s’expliquer, mais uniquement « rapport à l’appui ».  La CGPME réclame, elle, d’avoir au moins accès à ce texte : « au mépris du contradictoire le plus élémentaire, nous ne connaissons pas la teneur du rapport », s'insurge son président Jean-François Roubaud, qui demande à Bernard Accoyer de lui en « faire parvenir un exemplaire ». Laurence Parisot, présidente du MEDEF a également réclamé sa publication : « Le rapport n’est pas publié mais il se retrouve partiellement dans la presse. C’est contraire à l’éthique et à la loi. Puisqu’on en est là, c’est la moindre des choses que de le rendre public ». Contre vents et marées, Nicolas Perruchot poursuit son idée : le député déposera le 26 janvier une proposition de loi sur le financement des comités d’entreprise, dont l’opacité était mise en cause par le rapport. A partir de 230.000 euros de ressources, les CE seraient tenus de publier leurs comptes, voire de les faire certifier, et de faire jouer la concurrence lors de la passation de certains marchés. La plupart des partenaires sociaux approuvent l’idée d’assainir le fonctionnement des CE.

Egalité de traitement : la convention collective du Syntec conforme pour les juges
La question de l’égalité de traitement, notamment entre les cadres et les non-cadres, anime les prétoires depuis plusieurs mois. Après les avantages consentis par les entreprises, c’est au tour d’une convention collective d’être l’objet de contestations syndicales pour la raison qu’elle accorde des droits différents aux personnels selon qu’ils sont ingénieurs ou cadres (IC) ou employés, techniciens ou agents de maîtrise (ETAM). En cause, la convention collective du personnel des bureaux d’études techniques, des cabinets d’ingénieurs conseils et des sociétés de conseils attaqués par la CFDT et la CGT, qui n’ont pas obtenu gain de cause devant le tribunal de grande instance de Paris. Le juge a estimé que les différences de durée de préavis, de mode de calcul des indemnités de licenciement, ou la prise en charge du travail de nuit, le dimanche ou les jours fériés étaient justifiés par des différences objectives. Parmi les arguments avancés sur la différence dans le calcul des indemnités de licenciement, le tribunal a notamment retenu le caractère mesuré de la différence.

Le dynamisme français
Amusante étude réalisée par le réseau social professionnel Linkedin. A l’heure du marketing personnel pour décrocher un job, l’entreprise a dressé la liste des termes les plus souvent évoqués par les candidats. En France, le candidat est d’abord et avant tout dynamique, spécialisé ou innovant. Il y a un an, le tiercé de tête était composé de « innovant », « dynamique » et « motivé ». Profitant de sa présence dans de nombreux pays, Linkedin dresse une étonnante carte des compétences les plus citées. En Italie, la résolution des problèmes arrive en tête, quand le Brésil plébiscite l’adjectif « multinational ». A Singapour, l’expression vedette des profils est « solides antécédents ». 


Cécile Maillard & Christophe Bys

 

A lire cette semaine dans l’usine nouvelle :

Le palmarès des ingénieurs de l’année

Rubrique Bonnes pratiques :

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