La leçon des pôles
Par AURÉLIE BARBAUX - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3243
©
Seuls deux instituts d'excellence en énergies décarbonées (IEED), sur 19 projets déposés, ont été sélectionnés par le jury des Investissements d'avenir. Six sont au repêchage. Et sur la trentaine de dossiers pour les instituts de recherche technologique (IRT), ils ne sont que six assurés d'être financés. Deux doivent revoir leur copie. La leçon des pôles de compétitivité a été bien apprise. En 2005, le gouvernement pensait financer une quinzaine de pôles technologiques. Il s'était retrouvé avec plus de 100 dossiers. Au final, 71 pôles de compétitivité ont dû se partager les trois milliards d'euros sur six ans du Fonds unique interministériel. Pas question de faire la même erreur avec le grand emprunt. Les trois milliards (deux pour les IRT, un pour les IEED) sur dix ans consacrés à ces instituts technologiques ne seront pas - trop - saupoudrés. Ils devraient permettre deux choses. Primo : pérenniser les efforts engagés par les pôles de compétitivité les plus performants mais dont le gouvernement ne devrait plus assurer le financement d'ici un ou deux ans. Deuxio : il devrait enfin réellement flécher sur le territoire les compétences technologiques... À Lyon, l'expertise en infectiologie (IRT LyonBiotech) et en écotechnologies (IEED Indeed) et peut-être les smartgrids ; à Grenoble, les nanotechnologies (IRT NanoElec) ; au Nord, le ferroviaire (IRT Railenum) et peut-être un IEED sur les agromatériaux ; en Picardie, la chimie végétale (IEED Pivert) ; à Toulouse, l'aéronautique (IRT AESE) ; à Nantes les matériaux composites (IRT Jules Verne) ; à Metz, la métallurgie (IRT M2P). Saclay devrait décrocher son IRT pour les systèmes complexes SystemX et peut-être un IEED sur l'énergie solaire. Et Rennes, celui sur les réseaux du futur (B-Com). Reste le Midi ou la Bretagne pour les énergies marines, et Bordeaux qui vise un IEED sur la réhabilitation de construction durable. La carte de France technologique sera un peu plus claire.











