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La hausse du Smic se diffuse aux salaires proches

Par Rémy Maucourt - Publié le
Euros - Billets
© nacu - morgueFile - C.C.

C'est le résultat d'une enquête de l'Insee. Les écarts entre bas salaires se réduisent, mais les rémunérations les plus élevées continuent d'augmenter plus vite que la moyenne.

La dernière étude de l'Insee, "Emploi et salaires", permet de mieux comprendre l'impact des augmentations du Smic. Ces dernières années les rémunérations les plus modestes, entraînant un léger resserrement de l'écart des salaires, hormis pour les plus élevés.

Le Smic ne concerne directement qu'un peu moins de 10% des salariés en France. Mais près d'un salarié sur deux  perçoit une rémunération située entre une et 1,5 fois ce salaire minimum. En moyenne, sur la période 1990-2008, le Smic a augmenté de 1,6% par an, soit 1,1 point de plus que le salaire moyen du privé.

UN Effet d'entraînement Très net

Les hausses du salaire minimum ont traditionnellement un effet d'entraînement sur les salaires supérieurs. L'Insee explique que cet effet "traduit la nécessité pour les entreprises de maintenir une certaine hiérarchie entre les différents niveaux de la grille salariale et de ménager une progression salariale suffisamment incitative auprès de leurs salariés".

Cet effet d'entraînement décroît au fur et à mesure que l'on s'élève dans la grille des salaires. Entre 2000 et 2008, la hausse du salaire mensuel de base ressort ainsi à 1,4% sur le seul troisième trimestre de l'année pour les salariés payés entre 1,0 et 1,1 fois le Smic, 0,9% pour la tranche de 1,1 à 1,2 Smic et de 0,7% pour les salaires allant de 1,2 à 1,3 Smic.

Les hauts salaires augmentent plus fortement

Entre 1990 et 2008, le rapport entre les salariés à temps complet du premier décile (seuil en dessous duquel se situent les 10% de salariés les moins bien rémunérés) et ceux du neuvième décile (palier avant les 10% les mieux rémunérés) s'est réduit de 3,3 à 3.

Mais, selon l'Insee, c'est surtout l'écart entre le 1er et le 5e décile (salaire perçu par 50% des salariés) qui s'est réduit. La croissance des salaires a aussi été élevée dans le haut de la distribution.

En 2008, les 10% de salariés les mieux rémunérés percevaient en effet 26,7% de la masse salariale nette des temps complets, contre 25,4% en 1995. Les 10% de salaires les moins rémunérés ne se partageaient de leur côté que 4,6% de la masse salariale en 2008, une modeste augmentation de 0,2 point par rapport à 1995.

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