DOCUMENTS La diversité de recrutement des élèves est jugée excessivement limitée et la gestion du personnel enseignant trop laxiste.
Mauvaise nouvelle pour la prestigieuse école de formation d’ingénieurs. Dans une lettre adressée à l’ancien ministre de la Défense Gérard Longuet, et mise en ligne sur son rapport en cette fin juin, le Premier président de la Cour des Comptes Didier Migaud critique la gestion de cette prestigieuse école.
Notamment il déplore que les enseignants à temps incomplet bénéficient encore, contrairement aux textes réglementaires en vigueur, d'une majoration de rémunération, qui en 2009 a représenté un surcoût de 1,3 million d'euros.
La Cour critique aussi "une diversité excessivement limitée", l'école ne comptant que 11% d'élèves boursiers, "loin de l'objectif de 30% fixé par le gouvernement".
Le coût est aussi mis en cause. Selon le rapport, le recrutement coûteux d'élèves étrangers", qui à cause des exonérations de frais de scolarité, des bourses et des organisations de concours, est estimé à plus de 7,5 millions d'euros, "soit 75 000 euros par ingénieur".Face à ces critiques, la Cour recommande "le nécessaire rétablissement de la 'pantoufle'", (remboursement des frais de scolarité imposé à l'élève qui n'intègre pas la fonction publique), qui représente "un manque à gagner d'au moins 300 000 euros".
L’école avait déjà été épinglée en janvier 2010 par un rapport du Contrôle général des armées et de l'Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale.
L’ancien ministre de la Défense avait répondu à cette lettre. Il avait évoqué entre autres la poursuite des efforts de l'école en matière de diversité sociale, une refonte du statut des enseignants dans le contrat d'objectifs et de performance 2012-2016 et une réforme relative aux remboursements des frais de scolarité.
Reste à savoir ce que pourra faire son successeur Jean-Yves Le Drian.









