La France se place sur le champ pétrolier libyen
Par Morgane Remy - Publié le
Les rebelles libyens semblent l’emporter définitivement sur le régime Kadhafi. Alors que la guerre continue, les gisements pétrolifères de Sarir et de Mesla, dans l’Est du pays, pourraient déjà relancer leur production d’ici début septembre. La production initiale devrait être de 60 000 à 100 000 barils par jour.
L’exploitant Arabian Gulf Oil Company (Agoco) a précisé que les dégâts liés à la guerre sur ces deux sites ont été réparés. Une force spéciale a également été créé pour prévenir attaques et sabotages. Les exportations devraient donc reprendre d'ici à la fin du mois de septembre via le port de Tobrouk. En parallèle, la principale raffinerie du Pays, à Ras Lanouf se prépare à redémarrer la production, à un rythme de 220 000 barils par jour
Une production qui fait l’objet de convoitises, annonce Slate Africa. Ce qui n’est pas une grande surprise quand on sait que la Libye peut produire jusqu’à 44 milliards de barils, loin devant le Nigéria (37,2 milliards) et l’Algérie (12,2). La Libye était ainsi, en 2009, le 4e producteur de pétrole en Afrique et l'un des 20 plus gros au monde, selon l'Autorité internationale de l’énergie.
Pour le quotidien économique Le Maghreb, "le combat terminé, les alliés s'empressent de bien entourer le Conseil national de transition libyen (CNT)". Et la France, "les premier à l’avoir reconnu", obtiendrait "35% des nouveaux contrats pétroliers". Pour le quotidien, ce n’est qu’un butin de guerre.
Wikileaks : ce que pense les américains de l'industrie française
Les parts de marché de Total dépendraient largement de négociations diplomatiques. Une collusion récurrente comme l’a également dévoilé, le vendredi 26 août, la diffusion de 25 000 câbles de diplomates américains par Wikileaks.
Une partie portait sur l’industrie française. De l’industrie à nos télécoms, les représentants des Etats-Unis observent de près nos fleurons. Ils remarquent notamment que "la France a réussi à obtenir un haut niveau d'acceptation de l'opinion publique pour son programme de nucléaire civil."
Les femmes les plus puissantes du monde
Aux Etats-Unis toujours, Forbes a publié son traditionnel classement des femmes les plus puissantes du monde. Et si les politiques sont très présentes, la chancelière allemande Angela Merkel en tête, les capitaines d’industries sont aussi très bien représentées.
La première d’entre elles est indienne. Indra Nooyo, PD-G de PepsiCo, occupe la quatrième place. Elle est suivie de Iren Rosenfeld à la tête de Kraft Foods et dixième de ce classement, juste avant la chanteuse Lady Gaga. La troisième dirigeante industrielle de ce classement est Cher Wang. La Taïwanaise est la cofondatrice du fabricant de téléphone HTC.
A noter aussi que les françaises se font rares. Christine Lagarde s’envole à la neuvième place grâce à son élection à la tête du Fonds monétaire internationale. Elle est suivie de Dominique Senquier à la… 98ème place. L’avant-avant dernière du classement, diplômée de Polytechnique, dirige le fonds d’investissement Axa Private Equity. Que faire pour renverser cette tendance défavorable aux françaises ? Peut être commencer par l’écoute du témoignage de ces femmes sur ce qu’est le pouvoir et comment l’obtenir.

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