La France possède désormais ses 8 campus d’excellence
Par Cécile Maillard - Publié le
Cinq nouveaux grands campus bénéficieront des dotations des Investissements d’avenir : Saclay, Sorbonne Paris-Cité, Sorbonne Universités, Toulouse et Aix-Marseille. Ils s’ajoutent à Strasbourg, Bordeaux et PSL retenus dans une première vague.
Et les gagnants sont… Suspense terrible pour les candidats à la manne des Idex, ces campus d’excellence pour lesquels est prévue une dotation en capital de 7,7 milliards d’euros des Investissements d’avenir. François Fillon a profité d’un déplacement à Bordeaux vendredi 3 février pour annoncer les noms des gagnants : Saclay, Sorbonne Paris-Cité (Paris III, V, VII, XII et Sciences Pô), Sorbonne Universités (Paris II, IV et VI), Aix-Marseille et Toulouse.
Les trois premières Initiatives d’excellence sélectionnées en juillet 2011 – Strasbourg, Bordeaux et Paris Sciences et Lettres Etoile (Dauphine, ENS Ulm, Collège de France…) – se partageant 2,2 milliards d’euros, restaient 5,5 milliards à répartir entre les nouveaux gagnants. Le dernier arbitrage conforte le principe des Idex : associer enseignement supérieur, recherche publique et entreprises au développement de campus capables d’affronter la compétition internationale que se livrent les grands pôles d’innovation. Les questions de gouvernance ont donc joué un rôle majeur, et beaucoup de regroupements universitaires sont en cours, entre autre pour répondre aux attentes du jury international des Investissements d’avenir. Bilan géographique : sur les 8 futurs grands campus soutenus par le gouvernement, 4 sont en Ile-de-France.
Loin du premier échec
Saclay revient de loin. Son échec lors de la première vague des Idex avait fait scandale. Le grand projet du président d’un campus international de haut niveau, ne pouvait être recalé, alors que d’autres universités, plus modestes, bénéficiaient de l’argent et de l’estime des Investissements d’avenir... Matignon a dépêché un envoyé spécial sur le plateau pendant plusieurs mois afin d’aboutir à un projet plus lisible, qui a tenté de vaincre les vieux antagonismes locaux entre acteurs publics et privés, universités et grandes écoles, organismes de recherche et recherche universitaire… Saclay a l’ambition de devenir une Université organisée en collèges en fonction de thématiques (sciences de l’ingénieur, sciences de la vie, sciences sociales….). En juillet, dans un entretien avec L’Usine Nouvelle, Marion Guillou, présidente de Polytechnique avait évoqué cette idée d’une "université confédérale".
Sur les neuf candidats de la deuxième vague, on compte donc quatre recalés dont Grenoble. Une vraie fausse joie pour la communauté iséroise, dont le projet faisait partie des présélectionnés de la première vague. Quant à Lyon, on lui reprochait son manque de gouvernance claire, des dissensions étant apparues entre les différents acteurs du projet. Aucun envoyé spécial du gouvernement n’est venu régler ce problème… Autres échecs, ceux de l’Université de Lorraine et du pôle parisien Hésam, seul projet tourné vers les sciences humaines et sociales.
1 réaction
Satropi | 06/02/2012 - 14H38
Si je comprends bien, ceux qui était déjà bon seront encore plus riche. Et ceux qui l'était moins auront encore moins d'argent. Le chauvinisme n'est pas près de nous fuir...

dans la même rubrique
26/05/2012 La sémantique de l'industrie26/05/2012 L'impression 3D détournée par l'artiste Neri Oxman
26/05/2012 "Je suis fasciné par les technologies sans fil"












