La France peine à remonter dans le classement de Shanghai 2013 sur les universités

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Etudiants en cours
© CamilleStromboni, Flickr, CC

Les universités américaines Harvard, Stanford et Berkeley figurent encore une fois en tête du classement de Shanghai des meilleures universités mondiales en 2013. La ministre française de l'Enseignement supérieur dénonce, comme chaque année, une "méthodologie inadaptée" au modèle universitaire français.

Les universités françaises ont bien du mal à grimper dans le très médiatique classement de Shanghai. En 2013, elles font mieux que les années précédentes, mais restent cantonnées au milieu de tableau.

Depuis 2003, année de la première publication de ce classement des meilleures universités mondiales par l'université Jiaotong de Shanghai, Harvard, Stanford et Berkeley accaparent le haut du tableau.

Comme en 2012, les universités américaines s'arrogent dix-sept des vingt premières places.

Première université française à apparaître, l'université Pierre et Marie Curie-Paris VI, à la 37e place, suivie de près par Paris XI (Paris Sud) à la 39e place.

Le classement de Shanghai reste très décrié, notamment par la ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso.
Dans un communiqué publié le 15 août, elle dénonce que "sans surprise, celui-ci (le classement) met en avant les universités américaines et britanniques qui occupent les 20 premières places".

Elle rappelle "pourquoi les critères employés sont bien davantage adaptés aux universités anglo-saxonnes qu'aux universités européennes", et cite "l'accent mis sur un faible nombre d'universités (les universités de recherche)", la "sous-représentation des recherches en sciences humaines et sociales et sur-représentation des recherches en science de la vie", et la "non prise en compte de l'enseignement, du nombre d'étudiants accueillis, de leur insertion professionnelle".

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4 réactions

Vincent | 20/08/2013 - 11H07

Le rôle de polytechnique est avant tout de former des cadres au service de l’état. Le classement de Shanghai valorisant plus les activités de recherche que d’enseignement, la place de l’X dans ce tableau n’est pas étonnante. « N'importe quel étudiant de Paris 6 » souhaitant faire de la recherche au plus haut niveau souhaiterait sans doutes intégrer Berkeley, le MIT ou Cambridge. J’ai travaillé comme enseignant chercheur en Europe et en Asie et mes collègues connaissaient effectivement plus souvent Paris 6 que Polytechnique.

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Erasmussen | 17/08/2013 - 13H12

Seulement des universités USA et UK dans les premières 20 places, selon la ministre ? Comment ? Zurich, 20-e, est en SUISSE ! C’est ce petit pays négligeable à l’est de la France. Et à mon avis, les autres remarques de la ministre sont aussi en grande partie assez contreproductives.

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ALAIN38 | 16/08/2013 - 16H37

Avec des enseignants qui ne travaillent que 8H par semaine, qui se plaignent tout le temps et se mettent en grève, et qui ne pensent qu'aux vacances, il ne faut pas être surpris du résultat !!! Mais chut, il ne faut pas critiquer ces intouchables !!

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Emmanuel | 16/08/2013 - 15H19

Quand on voit que l'université Paris 6 (UPMC) est classée à la 37ème place et que l’École Polytechnique est classée à la 212ème place, alors que n'importe quel étudiant de Paris 6 souhaiterait intégrer Polytechnique, tout est dit sur la justesse de ce classement….

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