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La France en négociations avec Dassault Aviation pour les drones

Par Barbara Leblanc - Publié le
Drone Héron
© DR

Après plusieurs mois de fluctuations, le ministère de la Défense a finalement choisi le groupe Dassault Aviation pour entrer en discussions sur un nouveau système de drones pour l’armée française.

A l’issue d’un comité ministériel d’investissement, le 20 juillet, le ministre de la Défense Gérard Longuet annonce que le gouvernement entre en négociations avec le groupe Dassault Aviation en vue de fournir un nouveau système de drones moyenne altitude-longue endurance (MALE) aux équipes de l’armée d’ici à 2014.

"Cette acquisition remplacera le système de drones actuellement utilisé par les armées, en attendant l'entrée en service à l'horizon 2020 d'une nouvelle génération d'appareils, développée dans le cadre d'un accord de coopération franco-britannique signé en novembre 2010"
, précise le ministère.

Actuellement, l’armée utilise en effet les Harfang d’EADS. Mais elle devra employer les vecteurs de future génération développés par la coopération franco-britannique à compter de 2020. Entre ces deux dates, le gouvernement cherche quel système l'armée devra employer. C'est sur ce point qu'il est entré en discussions avec Dassault Aviation. Dans le détail, les appareils proposés par ce groupe sont une version francisée et évolutive du Heron TP développée en collaboration avec la société israélienne IAI.

Le choix du gouvernement semble donc être celui de la continuité, par rapport à la future coopération franco-britannique pour le développement des drones d’après 2020. Le drone MALE entre en effet dans le droit fil du Traité franco-britannique signé l'an dernier et qui prévoit une harmonisation des politiques d'équipement militaires des deux pays. Le groupe Dassault travaille en collaboration avec le groupe britannique BAE Systems depuis mars dernier pour développer un drone MALE, appelé Telemos. BAE Systems est en charge de l’avion alors que Dassault doit fournir les systèmes.

Un choix cornélien

Cette entrée en discussions met surtout un terme à plusieurs mois de flottement autour du choix du ministère. Le gouvernement avait en effet le choix entre le Predator B Reaper du groupe américain General Atomics, l’Heron TP de Dassault ou l’Harfang d’EADS.
Le gouvernement semble donc avoir préféré une entreprise française, malgré le tarif moins onéreux de l’appareil américain. Il suit ainsi la demande faite en avril par le vice-président de la commission de Défense de l'Assemblée nationale, Jean-Claude Viollet. Le député de Charente craignait en effet "qu’en choisissant un groupe américain, la France ne perde des compétences clés".

Il n’a pas non plus choisi de poursuivre son contrat avec EADS qui proposait pourtant de livrer quatre nouveaux drones modernisés pour environ 300 millions d’euros. Un indice quant au choix du ministère avait déjà plus ou moins filtré à l’occasion du dernier salon du Bourget. En effet, Gérard Longuet avait annoncé la mise en place d’une coopération entre la France et la Grande-Bretagne pour plancher sur un cahier des charges pour le futur drone européen. Une affirmation à laquelle le patron d’EADS, Louis Gallois avait répliqué en réclamant une ouverture du programme à l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie.

L’armée française mise beaucoup sur ces appareils pilotés à distance, devenus des capacités indispensables à tout système de défense, selon le ministère. "Leur endurance assure la permanence de la surveillance des théâtres d’opération, sans engager de vie humaine. Leur large spectre d’emploi permet le recueil de renseignement de toute nature ou le ciblage d’objectifs", précise le ministère.

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2 réactions

zelectron | 21/07/2011 - 14H56

Du fait de la très confortable commande d'avions à Airbus de la part d'American Airlines, il serait de bonne guerre de renvoyer l’ascenseur en achetant les drones Predator de General Dynamics pour nous mettre à niveau très rapidement dans ce secteur !

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zelectron | 21/07/2011 - 14H50

Du fait de la très confortable commande d'avions à Airbus de la part d'American Airlines, il serait de bonne guerre de renvoyer l’ascenseur en achetant les drones Predator de General Dynamics pour nous mettre à niveau très rapidement dans ce secteur !

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