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L'Usine Santé

La France élimine progressivement ses stocks de vaccins contre la grippe H1N1

Gaëlle Fleitour

Publié le

Contrairement à l’Allemagne, la France n’est pas prise au dépourvue pour détruire les doses qui n’avaient pas été utilisées contre l’épidémie de grippe A(H1N1). Un établissement public est chargé d’écouler encore 9 millions de doses d’ici le 30 novembre.

La France élimine progressivement ses stocks de vaccins contre la grippe H1N1 © DR

La quête par l'Allemagne d’une société de traitement des déchets pour incinérer son stock de vaccins anti-grippe A(H1N1) provoque la stupeur en France. Selon l’AFP, l'Etat régional de Saxe-Anhalt, qui gère ces stocks pour le compte de tous les Länder, chercherait, deux ans après l’épidémie mondiale, à se débarrasser des 16 millions de doses qu’il lui reste. Une situation qui laisse abasourdi un spécialiste français du secteur. "Je suis tombé des nues : ce n’est pas possible qu’un pays comme l’Allemagne en soit réduit à cette situation digne d’un pays du tiers monde. Tous les pays se sont posés la question il y a un an !".

L’élimination programmée en fonction des dates de péremption

En France, il s’agit ainsi d’un sujet de gestion banale pour l’Eprus, l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires, en charge de la gestion des stocks stratégiques des produits de santé de l’Etat. Dans cet établissement public de 35 personnes, on gère les stocks au fur et à mesure de l’achat des produits, en paramétrant leur élimination dans un logiciel en fonction de leur date de péremption. "Nous aurons détruit la totalité de nos doses de vaccins anti-grippe A(H1N1) au 30 novembre, explique Thierry Coudert, directeur général de l’Eprus. Il nous reste encore 9 millions de lots à éliminer, mais tout cela est prévu depuis un an."

Créé en 2007 et sans équivalent en Europe selon son dirigeant, l’Eprus dispose d’une "vision panoramique" car il regroupe des fonctions qui étaient auparavant éclatées entre différentes structures ministérielles. Il confie le stockage, le transport et la destruction des produits à des sous-traitants désignés dans le cadre de marchés publics. Pour le traitement des vaccins, il peut ainsi faire appel à une multitude de sociétés spécialisées dans l’élimination des produits pharmaceutiques et chimiques… choisies en fonction de leur disponibilité, les conditions financières, les procédés utilisés.

Des dépenses qui rentrent vraisemblablement dans la facture de la campagne de prévention de l’épidémie de grippe A(H1N1) calculée par la Cour des Comptes dans son rapport annuel 2011. Elle s’était ainsi élevée à 662,6 millions d’euros, avec 44 millions de doses commandées au lieu des 94 initialement prévues.

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