La France classée dernière des pays notés AAA
Par Astrid Gouzik - Publié le
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Stéphane Richard : "La France perdra son triple A"La France pourrait-elle perdre son triple A ? Le rapport publié ce mardi 15 novembre par le Lisbon Council soulève l'interrogation. Ce think tank bruxellois, supervisé par un économiste allemand, y analyse la croissance, la compétitivité et le poids des dettes en Europe.
Le constat pour la zone euro n’est pas si mauvais, il serait même plutôt bon. Son économie globale aurait tendance à s’équilibrer et se dynamiser. Pour la France, en revanche, les conclusions sont moins roses. Jugée sur des critères de santé économique, l’hexagone arrive 13ème du classement (sur 17 pays), bon dernier des pays notés AAA. Moralité : mérite-t-elle encore sa note ? C’est en tout cas que le lièvre soulevé par les experts du Lisbon Council.
Coincée entre l’Espagne au 12ème rang et l’Italie au 14ème, la France souffre une nouvelle fois de la comparaison avec son voisin allemand, troisième du classement. Il partage le podium avec l’Estonie sur la première marche et le Luxembourg sur la seconde.
Le Lisbon Council indique dans son rapport que l’économie française est la moins saine de la zone euro. Malgré tout, le pays dispose d’un "potentiel qui doit être déverrouillé par le biais de réformes du marché du travail, une certaine déréglementation des marchés de produits et une coupe dans le secteur public". Selon ces experts, le pays devrait s’attacher à transférer davantage de ressources dans les activités orientées vers l'exportation.
Ses quelques atouts – un taux de fécondité élevé, un taux d’épargne des ménages élevé, et une certaine propension à créer des nouveaux business – ne semblent pas compenser ses faiblesses. Le Lisbon Council déplore notamment une part élevée des dépenses publiques dans le PIB (la plus élevée de la zone euro), et un énorme déficit financier.
Il souligne également la faible augmentation de la valeur ajoutée brute par membre de la population active en 2002 et 2010. Enfin, les protections jugées "excessives" de l’emploi rendraient l’entrée sur le marché du travail difficile pour les jeunes.

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