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L'Usine de l'Energie

La France aura son programme énergétique d'ici à la fin février

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Publié le

Le gouvernement a annoncé ce jeudi 4 février que le projet de décret sur la programmation annuelle de l'énergie sera présentée d'ici à la fin du mois. A la clé, un nouveau départ vers un mix énergétique plus vert.


Crédits Nicolas Mirguet CC Flickr

Elle n'était présente que par vidéo interposée, mais ses déclarations ont été chaleureusement applaudies. Lors de son allocution d'ouverture de la 17e édition du colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables, Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, a annoncé la prochaine présentation du très attendu décret de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Il doit piloter l'évolution du mix énergétique de la France. Soit en pratique lancer pleinement la France dans la transition énergétique. Avec notamment pour cap un mix énergétique à 32% renouvelable en 2030.

Le projet de décret "sera présenté au comité de suivi avant la fin du mois", a ainsi annoncé Ségolène Royal. "Le travail de synthèse est achevé et les derniers arbitrages sont soumis à la ministre", a précisé Laurent Michel, le directeur général de l'énergie et du climat, présent, lui, en chair et en os à la Maison de l'Unesco où se tient le colloque.

Le directeur a précisé les trajectoires qui seront établies par le texte pour les deux principales énergies renouvelables, hors hydroélectrique. Les objectifs de capacités installées dans l'éolien sont de "14,3 à 15 gigawatts (GW) en 2018" et "autour de 23 GW" en 2023.

Pour le photovoltaïque, la PPE devrait viser "9 à 10 GW en 2018" et "autour de 15-16 GW" en 2023. Dans les deux cas, "cela implique de doubler le rythme d'installations".

Appel d'offres pour l'éolien offshore avant la présidentielle

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) peut se féliciter, comme l'a fait son président, Jean-Louis Bal, lors de l'ouverture du colloque, de l'action de Ségolène Royal, qui a conclu son intervention vidéo en demandant aux participants de lui indiquer comment les aider.

La PPE devrait programmer comme le souhaitait le SER les appels d'offres pour le solaire : 1000 mégawatts (MW) par an en deux tranches pour les centrales au sol et 450 MW par an en trois tranches pour les installations en toiture.

Autre demande urgente du SER : que le troisième appel d'offres pour l'éolien offshore ait lieu en 2016, bien avant la présidentielle. Laurent Michel s'est voulu rassurant : "Il faut une concertation plus poussée sur les zones qu'on a repérées en 2015 mais nous allons trouver un moyen de concilier cette concertation avec un lancement [de l'appel d'offres] avant avril 2017." L'idylle entre Ségolène Royal et le SER perdure.

Manuel Moragues

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1 commentaire

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09/02/2016 - 22h47 - Joël Guerry

Tout ces projets semblants bien et donc il va y avoir beaucoup plus d'électricité renouvelable. Cependant, il y a un "mais" ? La consommations 'électricité est plutôt stable dans notre pays et rien ne laisse penser qu'elle devrait croitre fortement dans les années à venir. Alors qu'elles moyens de productions existants arrête t'on ? Pas les moyens fossiles qui couvrent les pointes, alors quels réacteurs nucléaires ? Fessenheim, pas avant la mise en route de l'EPR de Flamanville disait la Ministre. Il y a quelque chose qui cloche dans tout ça.
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