La fonderie mise sur les automatismes
Par Mirel Scherer - Publié le
Le salon international de la fonderie Gifa 2011 a attiré de nombreux spécialistes du 28 juin au 2 juillet 2011 dans les halls du Parc d’exposition de Düsseldorf (Allemagne). Dans un climat plutôt détendu et optimiste.
Après des années 2008 et 2009 de crise, la fonderie repart à la hausse. Surtout en Asie. Avec un changement qualitatif important : les fondeurs chinois passent à l’attaque des marchés étrangers. Plus de la moitié du hall 12 était occupé par des fondeurs venus de l'Empire du milieu.
"Un salon d’une qualité exceptionnelle", apprécie ainsi Jean-Guy Gueguen, responsable export de SIIF, un intégrateur de solutions automatisées pour la fonderie. "Nous avons pu présenter nos développements à des vrais décideurs. Dont les 1800 techniciens indiens qui ont débarqué avec armes et bagages au salon pendant ses cinq jours d’ouverture." Les aficionados de la robotisation ont remarqué sans doute le système de programmation manuel et intuitif mis au point par SIIF en collaboration avec Kuka. Une approche que présentait aussi ABB.
Sans être un as de la programmation robotique, l’opérateur peut ainsi apprendre point par point au robot la trajectoire d’usinage qu’il devra suivre. Partenaire de SIIF dans certaines applications, Fives Cinetic proposait ses solutions automatisées pour la fonderie. Comme le sciage de masselotte pour l’industrie automobile. Visionerf, une PME française spécialisée dans la vision exposait sur ce même stand, ses installations capables par exemple, de guider un robot pour trouver la bonne pièce dans le vrac. Même si elle est partiellement couverte par le sable. Des installations qu’utilisent de nombreux industriels, comme les Forges de Courcelles.
En fait, l’automatisation des opérations était à l’honneur à cette fête de la fonderie. "L’automatisation des opérations, que ce soit dans la fonderie ou dans la forge, est indispensable pour assurer une qualité constante de la fabrication", estime Jean-François Esselin. Le responsable des applications "fonderie" chez Kuka France apprécie lui aussi la qualité des visiteurs au salon.
Mais il constate aussi le retard pris par les entreprises françaises dans la robotisation par rapport aux sociétés allemandes. "En France un robot est dédié à plusieurs fonctions, ce qui donne réduit le nombre de robots et donne naissance à des installations complexes. Outre-Rhin le robot effectue une seule fonction simple." Résultat : le marché robotique allemand est trois fois plus important que celui français...

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