Jean-Vincent Placé a demandé qu’il soit interdit de circuler en ville avec des voitures diesel, dans trois ans.
Jour d’ouverture de la conférence environnementale, vendredi 14 septembre, le président du groupe Europe Ecologie – Les verts au Sénat était interrogé sur Europe 1.
Il a approuvé la proposition avancée par le député PS Jean-Marie Le Guen, mercredi 12 septembre. Il a demandé aux autorités "d'avancer vers l'interdiction des véhicules diesel dans Paris", mettant en cause les particules fines, particulièrement nocives pour la santé.
Une proposition soutenue par l’élu de l’Essonne à l’antenne d’Europe 1 : "il faut indiquer le cap, dans les trois ans, d'interdiction d'utilisation du diesel dans les grandes villes", a renchéri M. Placé. "Ce sont des mesures notamment européennes qui commencent à se mettre en place et nous, comme souvent, nous sommes à la traîne".
Quant à savoir s’il faut totalement interdire ce carburant, la réponse est sans appel : "A terme oui, bien sûr", a répondu le responsable d'Europe Ecologie-Les Verts.
"Premièrement, il y a des niches fiscales qui favorisent le diesel dans notre pays et celles-là, il faut progressivement les supprimer. J'en ai parlé à Jérôme Cahuzac", ministre du Budget et "il n'a pas été très réceptif. Le débat parlementaire, j'espère, fera avancer la cause", a-t-il déploré.
Le sénateur écologiste a aussi pointé la fabrication par Peugeot - "sans vouloir les accabler"- "de voitures hybrides diesel." Vous avez deux messages contradictoires ! Ca devient ridicule".
Les pétroliers favorables à une réduction des avantages fiscaux du diesel
Un peu plus tard dans la matinée, en marge de la Conférence environnementale, l'Union française des industries pétrolières (Ufip) s'est montrée ouverte à l’une des propositions avancées par les écologistes.
"Nous souhaitons qu'on rééquilibre la fiscalité de façon à stopper le déséquilibre de la demande qui est pénalisant pour nos industries", a déclaré à l'AFP Jean-Louis Schilansky, son président. La solution pourrait être de faire évoluer la fiscalité "dans les deux sens", en réduisant les taxes sur l'essence et en augmentant celle sur le diesel.
Mais "le plus important, c'est de commencer maintenant". "On ne va pas augmenter les taxes de 5 centimes demain, il faut y aller progressivement", selon le président de l'Ufip.
La motivation des pétroliers est avant tout industrielle: la dizaine de raffineries françaises produit trop d'essence et pas assez de diesel, ce qui contraint la France à importer du gazole.









