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L'usine Agro

La filière foie gras du Sud-ouest contrainte de stopper sa production plusieurs mois

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Pour éradiquer l’épizootie d’influenza aviaire dans le Sud-ouest, le ministère de l’Agriculture a décidé d’interdire toute la production de canards gras jusqu’à l’été. Les professionnels, qui parlent de "mesure indispensable", chiffrent la perte financière à près de 300 millions d’euros pour la filière.

C’est une mesure historique en France. Suite aux différents cas d’influenza aviaire observés dans des élevages du sud de la France depuis le mois de novembre, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a décidé ce jeudi 14 janvier de mettre en place une procédure de vide sanitaire dans les élevages d'oies et de canards situés dans la grande zone Sud-Ouest.

La mesure, prise en concertation avec les professionnels, indique le ministère, vise à éradiquer la maladie et rassurer les clients, en particulier sur l’export. Concrètement, à partir du 18 janvier, les élevages du Sud-Ouest ne pourront plus accueillir de nouveaux canetons pendant plusieurs mois, pour permettre "l'assainissement de l'environnement". Il n'y aura "pas d'abattage massif préventif des animaux en cours d'élevage", rassure le ministère. Les canards et oies, déjà dans les élevages pour la production de foie gras pourront être normalement engraissés puis gavés et abattus. Mais les éleveurs ne pourront plus ensuite accueillir de nouveaux canetons. Ils devront geler leur production pour permettre "la mise en place de nettoyages, désinfections et vides sanitaires dans l'ensemble de la zone" concernée, selon le communiqué du ministère.

Près de 300 millions d’euros de perte financière pour la filière

D’ici au mois d’avril, la quasi-totalité des élevages devront être vidés. Ce n’est qu’à partir de fin mai ou début juin que les canetons pourront à nouveau revenir dans les élevages. La délimitation exacte de la zone où ces mesures seront appliquées devrait être précisée le 18 janvier.

Réagissant à la mesure, le Comité interprofessionnel du foie gras (Cifog), a souligné qu’il s’agissait d’une "démarche indispensable pour mettre un terme à cette épizootie". En revanche, l’interprofession souligne que "ce plan d'éradication aura d'importantes conséquences économiques pour l'ensemble des maillons de la filière, depuis les couvoirs jusqu'aux ateliers de transformation en passant par les éleveurs et les abattoirs des régions concernées". La somme de 250 à 300 millions d'euros est évoquée par le Cifog. "Des indemnisations de l'Etat seront indispensables aux éleveurs afin de supporter cette très lourde charge", insiste le Cifog, dans un communiqué.

Adrien Cahuzac

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