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L'Usine de l'Energie

La fermeture de Fessenheim suspendue au vote des administrateurs d'EDF

Ludovic Dupin ,

Publié le , mis à jour le 06/04/2017 À 08H50

Les trois conditions posées par EDF pour lancer la fermeture de Fessenheim ont été levées fin mars 2017. Celle-ci pourrait donc intervenir fin 2018 quand l’EPR de Flamanville démarrera. Mais, il reste encore un obstacle à franchir : le vote du conseil d'administration d'EDF qui se réuni jeudi 6 avril.

La fermeture de Fessenheim suspendue au vote des administrateurs d'EDF
Vue aérienne de la centrale nucléaire de Fessenheim, en bordure du grand canal d'Alsace.

Après cinq ans de stop and go, EDF a désormais tous les éléments en mains pour fermer la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). L’électricien attendait encore la levée de trois conditions pour lancer la procédure.

D’une part EDF a obtenu l’autorisation de redémarrer le réacteur Paluel 2 après une mise à l’arrêt de plus de deux ans. D’autre part, un décret publié au Journal Officiel a prolongé de 10 à 13 ans le délai de mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche). Celui-ci aurait dû se terminer fin 2017.

Enfin, la Commission européenne ne s’est pas opposée à la procédure d’indemnisation négociée entre l’Etat et EDF pour la fermeture anticipée de son actif. La balle est donc dans le camp d’EDF qui réunit son conseil d’administration jeudi 6 avril pour valider le lancement de la procédure des deux tranches de la centrale alsacienne.

Un résultat très incertain

Le résultat du vote est très incertain. Les six représentants de l'Etat, en conflit d'intérêts, ne se prononceront pas. Et les six administrateurs salariés devraient voter contre la demande d'abrogation d'autorisation d'exploiter la centrale. L'issu de ce vote repose donc sur les six administrateurs indépendants, dont le PDG Jean-Bernard Lévy qui dispose d'une voix qui compte double en cas d'égalité.

Mais l'Etat pourrait décider de retirer ce sujet de l'ordre du jour si l'issu du vote lui semble trop défavorable. Or, certains administrateurs indépendants s'interrogent sur la nécessité d'un tel vote à quelques semaines de l'élection présidentielle. La fermeture de la centrale de Fessenheim est un sujet qui divise les candidats. François Fillon s'est notamment prononcé contre.

Fermeture fin 2018 ?

Si le Conseil d'administration se prononce en faveur de la fermeture, François Hollande aura donc réussi à obtenir durant son mandat la décision de mise à l’arrêt de la plus ancienne centrale de France. Mais les opérateurs ne glisseront pas la clé sous la porte prochainement. En effet, selon la loi de transition énergétique, la puissance nucléaire installée en France doit être plafonnée à son niveau actuel (63,2 GW).

Cela signifie que la fermeture de Fessenheim n’interviendra que lorsque l’EPR démarrera soit à la fin 2018, selon le calendrier d’EDF. D’ici là, le nouveau locataire de l’Elysée devra prendre le relai de ce dossier. Sauf François Fillon qui a annoncé qu’il reviendrait sur cette décision. 

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