La fabrication d’hydrogène s’industrialise
Par Mirel Scherer - Publié le
Pionnière de la fabrication du carburant pour la pile à combustible, la société CETH augmente son capital. Un pas important vers l’industrialisation de ses générateurs innovants.
Spécialiste des générateurs d’hydrogène et d’oxygène industriel sans CO2, la Compagnie Européenne des Technologies de l'Hydrogène (CETH) a fait l'objet d'une augmentation de capital le 22 février 2010. Rappelons que cette société créée par le Dr Claude Etiévant il y a 12 ans, a ouvert en France et en Europe la route de la filière hydrogène sans CO2. Elle développe et fabrique des systèmes et des composants de production et de purification de l’hydrogène. Les produits et services CETH contribuent ainsi à atténuer voire à supprimer l’émission de gaz à effet de serre (GES). « Le nouvel actionnaire, Marsot Développement, filiale de SPTI, permettra d’évoluer rapidement, d’un statut de société d’études de la filière hydrogène à celui de société industrielle », explique Pascal Morand, directeur général de CETH. SPTI lui apporte son expérience dans l’industrialisation des énergies renouvelables, notamment dans le secteur des énergies photovoltaïques, hydrauliques et de la bio-méthanisation. « Les nombreuses synergies possibles entre les activités du Groupe SPTI permettront également, de mettre en œuvre des systèmes industriels éco-conçus », ajoute Pascal Morand.
Les générateurs d'hydrogène sans CO2 autoriseront le développement des piles à combustible dans les systèmes dotés de moteurs électriques à haut rendement (notamment sur les véhicules mi-lourds à lourds). D'autres formes de carburation intégrant de l'hydrogène seront également proposées, dont l'hythane qui résulte d'un mélange entre le gaz naturel et de l'hydrogène. Ces systèmes permettront également de satisfaire des besoins de production répartie d'hydrogène de haute pureté dans l’industrie chimique, la micro électronique, la pharmacie, ainsi que dans les stations services... « Cette production "à la demande" pourra être issue d'énergie renouvelable de type éolien ou solaire voire hydraulique de type "discontinue" ou continue à partir du réseau électrique national », précise le responsable de CETH. Des solutions de couplage avec stockage intermédiaire et restitution in fine sous forme électrique sont également à l’étude.
Preuve de leur intérêt, les projets de CETH sont co-développés avec le Centre technique des industries mécaniques (Cetim). Ce dernier apporte, outre ses compétences multidisciplinaires, tout un réseau d’experts spécialisés dans de nombreux métiers, de la conception au marketing et jusqu’à la commercialisation. CETH et le Cetim prévoient d’exploiter ensemble les retombées industrielles de ces travaux.
Mirel Scherer
Pour en savoir plus : http://www.ceth.fr/vid/alph2-bd.asx

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