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La fabrication additive s’intègre dans les processus d’usinage

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Sous-traitant des principaux secteurs industriels, le groupe AGS utilise la fabrication additive en complément de ses machines d’usinage, parfois en mixant les technologies.

La fabrication additive s’intègre dans les processus d’usinage © AGS Fusion

Le groupe AGS, sous-traitant de l’automobile, de l’aéronautique, du ferroviaire et de l’armement utilise deux machines de fabrication additive à côté de ses différents outillages. Une filiale spécialisée, AGS Fusion, a été créée en 2014, venant compléter l’offre des entreprises déjà existantes. Le groupe a aujourd’hui le recul nécessaire pour évaluer les atouts et les limites de la fabrication additive. "AGS s’est toujours approprié les nouvelles technologies, explique Marcel Ferreira, son PDG. Laser, électro-érosion, usinage de précision. À chaque fois, il faut un certain temps pour les maîtriser totalement." La fabrication additive ne fait pas exception. Comme cette technologie est parfois présentée comme miraculeuse, certains clients se tournent vers AGS et demandent des produits en fabrication additive. "Dans certains cas, la fabrication additive n’est pas la mieux adaptée à leurs besoins, nous leur conseillons alors un autre procédé."

La fabrication additive a des limites. Dans la taille des produits fabriqués, dans la vitesse de production, dans le coût unitaire. "Il faut que la fabrication additive présente un intérêt économique, résume Marcel Ferreira. Pour tenir un délai, effectuer une réparation, fabriquer un moule plus performant grâce à des circuits de refroidissement intégrés…"

À l’inverse, certains secteurs restent frileux face à la nouveauté. L’aéronautique, pour des raisons évidentes de sécurité, exige des qualifications qui demandent du temps. "Ce n’est pas nouveau pour nous, nous avons rencontré le même phénomène au moment de l’arrivée de l’électro-érosion dans les années 70, puis de la découpe laser." Et la question de la sécurité au travail n’est pas encore totalement résolue, avec la manipulation des poudres. "Les organismes qui sont sensés nous aider se posent eux-mêmes encore des questions" reconnaît Marcel Ferreira.

Moins cher qu’en usinage traditionnel

Pourtant, pour Jean-Pierre Wilmes, directeur d’AGS Fusion, "la fabrication additive s’est imposée très vite. Il était impossible de ne pas proposer la fabrication additive au sein du groupe." Les pièces peuvent être réalisées en ayant recours à différentes techniques, par exemple en réalisant une soudure laser entre deux éléments réalisés en additif, la taille finale de la pièce excédant les capacités de la machine de fabrication additive.

Le manque d’ingénieurs ayant assimilé les spécificités de la fabrication additive reste un frein. Depuis des décennies, les ingénieurs sont dans l’obligation de concevoir des pièces que les machines puissent fabriquer. Aujourd’hui, avec la fabrication additive, ils doivent oublier ces contraintes et laisser place à l’imagination pour concevoir des pièces totalement nouvelles. Consulté pour la réalisation d’un élément destinée à un aéromoteur, AGS a conçu une pièce monobloc en Iconel. Elle remplace un ensemble de plusieurs pièces soudées et pliées. Fabriquée à l’unité, elle revient plus de trois fois plus cher que l’ensemble réalisée en usinage classique. Mais avec sa petite taille, il est possible d’en fabriquer simultanément 23 par plateau. Le prix de revient en additif est alors le tiers de celui de l’ancienne pièce. Dans ce cas, la fabrication additive est devenue pleinement une technologie adaptée à la réalisation d’éléments complexes en petites séries.

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