© D.R. - Colwell
La reprise de ce spécialiste des nuanciers de couleurs a échoué. Les 110 salariés ont perdu leur emploi, plongeant cette commune isolée dans le désarroi. Un suicide est à déplorer.
Liquidée en février, l'usine Colwell de Bessé-sur-Braye (Sarthe), spécialiste des nuanciers de couleurs, n'a plus d'espoir d'être reprise. La société Edicolor, basée à Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), a abandonné le projet.
Alain Oger, son PDG, envisageait de reprendre 45 des 74 salariés restant de Colwell (110 en octobre dernier) dans une nouvelle entité baptisée Panchroma. Il avait repris en mars en un seul lot, le parc de machines de Colwell, des outils très spécifiques. Mais Alain Oger, lui-même ancien de Colwell, a finalement fait savoir que les 6,5 millions d'euros de commandes envisagées pour le site de Bessé-sur-Braye n'existaient plus.
L'un des clients potentiel, Materis, s'étant tourné vers un autre fabricant. Avant celui de Bessé, Colwell avait déjà fermé ses sites en Allemagne et en Belgique. Colwell laisse une friche industrielle de 3 hectares.
Selon Michel Leroy, le maire de Bessé, la commune a perdu 220 emplois depuis quatre ans avec les défaillances des sociétés Perron Sauvaitre, de Paullet et de la filature FTB. "Nous sommes isolés, loin des axes routiers. Heureusement il y a encore Arjo Wiggins, sinon la commune pourrait disparaître", dit l'élu.
Mercredi, le suicide d'un ancien salarié de Colwell, âgé de 53 ans, a provoqué un émoi considérable à Bessé. La préfecture a mis en place une cellule de soutien psychologique.









