imprimer

La croissance chinoise ralentit, mais sans plomber nos exportations

Le 12 août 2010 par Morgane Remy

On entend que la Chine est le moteur mondial de la reprise. Or, la croissance chinoise semble battre de l'aile. Énorme marché de consommateurs potentiels, la Chine est un débouché pour nos exportations françaises. Serons-nous touchés par cette faiblesse de la reprise chez le leader des pays émergents?

L'économie chinoise a donné des signes de ralentissement au mois de juillet, selon les chiffres publiés mercredi par le gouvernement. Ce ralentissement de l’activité est doublé d’une hausse de l’inflation à cause d’inondation. Les intempéries qui ont affecté de larges pans du pays ont poussé à la hausse les produits alimentaires, en détruisant des récoltes et en coupant des axes de communication.

La production industrielle a augmenté de 13,4% sur un an, marquant un léger ralentissement par rapport aux 13,7% de juin. Ce ralentissement n’est pas encore significatif en soi. Mais, il y eu une succession de prévisions de croissance à la baisse en 2010. «L’euphorie de la reprise économique chinoise a c pris fin dès le second trimestre 2010, donnant lieu à des commentaires parfois excessivement alarmistes», analyse les services économiques de l’ambassade de France dans son bulletin économique d’août 2010.

FRance. Le ralentissement de la locomotive de l'économie mondiale fait suite aux mesures prises par Pékin pour éviter la formation d'une bulle spéculative dans le secteur immobilier et restreindre le crédit. Mais cela ne devrait pas affecté les exportations françaises. «Les biens de consommation que nous exportons ne sont pas encore accessibles à cette population. Un chinois devrait dépenser les économies de ses grands-parents pour s’acheter un sac LVMH», explique Sylvain Broyer, économiste chez Natixis.

En fait, la France devrait même exporter de plus en plus malgré le ralentissement de la croissance. Les investissements urbains continuent de progresser à rythme époustouflant : +24,9%. Si cette croissance bénéficie avant tout au BTP national, il est représentatif d’une volonté politique de développer les infrastructures du pays. «Le gouvernement chinois a une véritable volonté de se moderniser, d’avoir une croissance plus propre est d’être moins dépendant des importations de charbon et de pétrole. Et les français leur vendent très bien des trains, des avions et des centrale électrique», explique Sylvain Boyer. L'énergie et les transports sont les points forts de la France en Chine. Et puis, avec la montée de la classe moyenne, bientôt, LVMH pourra les vendre, ses sacs.

Morgane Remy

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
panneaux solaires

EDF à la rescousse de Photowatt

Démolition navale - Chittagong - Bengladesh

Un millier de navires à la casse

L'ONG Robin des bois annonce un record de navires mis au rebut. Un chiffre conséquent, mais insuffisant...

Twitter

Petit guide de l'industrie sur Twitter

L'outil de micro-blogging Twitter n'est pas seulement un énième moyen de communication...