La crise profite au travail au noir
Par Christophe Bys - Publié le
EMPLOI-PRO Une étude à paraître révèle une hausse du travail illégal. Plus d’une entreprise sur 10 est concernée. Première infraction : la non déclaration totale ou partielle d’un salarié.
C’est une forme de délinquance qui fait moins souvent que les autres la une des journaux. En 2008, 13 % des entreprises contrôlées ne respectaient pas la loi sur le travail et pratiquaient de fait le travail illégal. En 2007, la part d’entreprises en infraction s’établissait à 11,5 % et à 10,7 % en 2006. C’est ce qu’indique une étude à paraître en novembre et réalisée pour le compte du ministère du travail. Nos confrères de la Croix en ont révélé hier quelques unes des conclusions.
La hausse observée traduit-elle un changement de comportement des entreprises ou une plus grande pugnacité des services de contrôle – ceux-ci se concentrant depuis quelques années sur les secteurs à risque ? La réponse n’est pas aisée, d’autant que tout DRH vous le dira : plus la loi se complexifie, plus les textes s’empilent, plus les motifs d’incrimination croissent.
Monde du spectacle, gardiennage, hôtellerie-restauration
En tête des irrégularités, avec 74 % des fraudes, figure le travail dissimulé, c’est-à-dire le fait de ne pas déclarer tout ou partie de l’activité d’un salarié. Ensuite, on trouve l’emploi d’étrangers sans titre de séjour, le marchandage et le prêt illicite de main-d’œuvre.

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