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La crise grecque plombe l’euro

Par Morgane Remy - Publié le

Ce lundi, l’euro débute la semaine de retour sur des niveaux planchers proches des 1,35$. Le marché attend le sommet des dirigeants de l’UE qui tranchera la politique de gestion de crise vis-à-vis de la Grèce.

L’euro fluctue au rythme de la crise grecque et du revierement des membres de la zone euro concernant la gestion de cette crise. Vendredi 19 mars, l’euro s’échangeait à 1,3505 dollars contre plus de 1,37, trois jours plus tôt. Les mesures d’austérité prises par la Grèce avaient rassuré. Le 16 mars, Standart & Poor’s levait la « mise sous surveillance » de la Grèce. Mais , les propos d’Angela Merkel rejetant « une manifestation de solidarité rapide » a renversé la tendance.  

Aujourd’hui, le problème de solvabilité de la Grèce est au cœur de la dévaluation de l’euro. Si depuis début 2010, la Grèce a déjà collecté 13 milliards d’euros sur les marchés, cela ne représente qu’un quart environ des ses besoins de financement pour l’année. Il lui faudra de nouveau financer sa dette. Et la question est : A quel taux ?

L’enjeu pour Athènes est de pouvoir emprunter à des taux d’intérêt proches de la moyenne européenne, entre 3,5 et 4%. Les investisseurs ayant exigé des rendements supérieurs à 6%, seul un mécanisme d’aide pourra lui garantir des taux de crédits plus acceptables. Or, après le refus d’une aide d’urgence émis par Berlin, les Pays-Bas, laFinlande et la Suède se sont rallié à l’Allemagne et refusent de payer les pots cassés d’un pays qui a vécu au dessus de ses moyens.

Aujourd’hui, il semble de plus en plus crédible que le Fonds monétaire international intervienne alors que la zone euro se défausse. Dans cette hypothèse, l’euro risque encore de se dévaluer à cause d’une zone euro perçue comme fragilisée. Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque centrale européenne, dont le rôle est de lutter contre l’inflation, voit d’un mauvais œil cette intervention extérieure.

L’euro poursuit sa chute, le marché attendant le sommet des dirigeants de l’UE à la fin de semaine. La Grèce saura alors à quelle sauce elle sera mangée et si la solidarité européenne jouera en sa faveur. Il est probable que l’évolution du taux de change entre l’euro et le dollar restera, par prudence, très bas jusqu’au dit sommet européen.

Morgane Remy



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