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La Corrèze appâte les industriels du bois

Par Marie Herbet - Publié le
Schéma de l'aménagement de la zone de l'Empereur, à Ussel
Schéma de l'aménagement de la zone de l'Empereur, à Ussel

Investissement. Proximité de la desserte autoroutière et volonté politique. C’est en substance les ingrédients qui concourent au développement de l’industrie du bois en Corrèze.

A Ussel, dans la zone de l’Empereur, un programme d’investissement de 3,6 millions d’euros est en cours dans des plateformes industrielles visant à « recevoir des entreprises de la filière bois de première, deuxième et troisième transformation », signale Michel Paillassou, président du Syma A89 et maire d’Egletons, une petite ville du département.

Pour le moment, les travaux ont porté sur une dizaine d’hectares, soit un peu moins de la moitié de la surface totale de cette « troisième tranche », financée à la hauteur de 925 000 euros par des subventions publiques (Fonds FNADT complété par une aide attendue de la Région).

Grand pourvoyeur d’emplois dans le nord du département, ce secteur est suivi de près par le Syndicat mixte (Syma) en charge de l’aménagement des espaces industriels situés aux abords de l’A89.

100 EMPLOIS ATTENDUS

A ce jour, seule une installation a abouti, celle de l’entreprise Sanidis, qui fabrique des cabines de douches et de vestiaires en bois. D’autres candidats actuellement en lice devraient cependant dévoiler leurs ambitions d’ici la fin de l’année.

Des négociations sont notamment en cours avec la scierie haut-viennoise BSC en vue de l’acquisition d’une parcelle « qui pourrait s’étendre sur 12 hectares », précise Michel Bordas, conseiller général de la Corrèze. A la clé, le développement d’une triple activité axée sur le sciage de bois de gros diamètres, la fabrication de granulés et la production d’énergie à partir des déchets de bois (cogénération). Autre opération en vue : la création d’une unité de méthanisation agricole dont la mise en service pourrait intervenir en 2012.

Malgré ces avancées, un dossier reste cependant sous l’éteignoir, du moins temporairement. Les installations photovoltaïques étant mises au ban depuis décembre dernier, le Syma est acculé à la fin du moratoire gouvernemental pour espérer lancer la construction d’un bâtiment équipé en panneaux solaires, et destiné à être loué comme zone de stockage.

Rural et agricole, le bassin d’emploi haut-corrézien est vivifié par ces projets, avec une centaine d’emplois attendue sur le site ussellois dans les cinq ans à venir. Autre avantage : la présence, sur un même site, d’acteurs intervenant à différents niveaux de la chaîne du bois. Mieux structurée, la filière bois corrézienne pourra disposer de « la ressource locale sans les contraintes logistiques », résume Michel Bordas.

MIEUX STRUCTURER LA FILIERE

En miroir de ces initiatives, le Syma cherche à retenir dans ses filets des industriels du bois susceptibles de s’installer dans d’autres communes corréziennes. C’est le cas d’Egletons, où une extension de 10 hectares est en cours de finalisation dans la zone d’activité de Tras-le-Bos.

La scierie Farges, déjà fortement implantée localement, a prévu de développer une nouvelle activité avec l’appui financier de la société vendéenne Piveteau, connue pour sa large gamme de produits en bois (piscines, abris de jardin, pergolas…).

Un peu plus de 5 hectares restent donc à pourvoir mais les prétendants ne devraient pas tarder à se manifester : des discussions ont d’ores et déjà été entamées avec une entreprise positionnée dans la troisième transformation du bois. Autant de projets qui, à terme, permettraient à la plateforme d’Egletons de constituer un vivier de près de 300 emplois, contre les 150 actuels, tout en faisant bonne figure dans le peloton de tête des pôles bois au niveau national.

 


 

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