La contestation passe par internet
Par Christophe Bys - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3208La réforme des retraites se débat sur internet et plus particulièrement sur Twitter, le site de micro-blogging, où un avis doit s'exprimer en 140 caractères maximum. L'étude réalisée par les cabinets Adverbe et Inférence entre le 30 août et le 17 septembre sur 150 344 tweets nous apprend que les mots les plus repris à propos de la réforme sont « mobilisation » et « pénibilité ». « Ce dernier mot paraît à lui seul légitimer la présence de la mobilisation », notent les auteurs de la note.
L'analyse sémantique révèle de son côté que les émotions des messages publiées concernent surtout la colère et le conflit, ainsi que le danger et l'anxiété. La dimension éthique n'est pas absente : le bruit, au sens statistique, des notions d'injustice, de scandale ou d'hypocrisie est élevé. « Twitter semble en phase avec l'opinion publique générale telle qu'elle est mesurée par les instituts de sondage », conclut l'enquête. Reste qu'un biais demeure : le profil des utilisateurs de médias sociaux ne correspond pas à celui de la population générale. En outre, il est probable qu'un opposant soit plus actif sur internet qu'un soutien du projet.

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