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La conférence de Durban pourrait déboucher sur la création d’un fonds vert

Par Barbara Leblanc - Publié le
Conférence de Durban
© ONU

A quelques heures de la clôture des discussions de la conférence de Durban, plusieurs acteurs se veulent encore optimistes quant à la conclusion d’un accord. Au moins sur un fonds destiné aux pays en développement.

La ministre française de l'Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, l’assure. "Je reste optimiste. Mon expérience des négociations climatiques, c'est que ça se dénoue au dernier moment".

La 17ème conférence de l’ONU sur le climat doit prendre fin ce vendredi en fin de journée à Durban. Selon la ministre il y  certes des blocages mais aussi de nombreux points positifs. A commencer par les progrès faits en direction de l’élaboration d’un fonds vert.  Ce fonds serait destiné à aider les pays pauvres à financer leur lutte contre les effets des changements climatiques. Notamment en tirant profit de leurs atouts environnementaux pour développer des énergies renouvelables. "Nous n'y sommes pas encore, mais nous faisons des progrès", a estimé le ministre britannique de l'Energie Chris Huhne.

Pour l’heure, les deux tiers des 190 pays présents soutiennent la proposition de l’Union européenne de mettre en place un fonds pour aider les pays en développement à faire face au changement climatique. Selon le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg, "d'ici la fin de la semaine, le Fonds vert devrait être opérationnel". Il réclame pourtant que le fonds soit alimenté largement, comme cela avait été évoqué à Copenhague. Une enveloppe de 100 milliards de dollars était alors prévue par an à compter de 2020.

Le transport maritime a fait un pas vers la réduction des émissions de CO2 au lendemain de l’ouverture de la conférence de Durban. Les principaux acteurs de la filière ont déclaré être prêt à accepter une taxe sur le CO2 émis par les navires.

Pas de position claire pour les Etats-Unis et la Chine

Plus de 190 pays sont réunis à Durban sous l’égide de l’ONU avec pour seul objectif d’enclencher une dynamique destinée à réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre. Et par la même de limiter la hausse de la température de la planète à 2 degrés.

Les discussions se heurtent néanmoins sur la suite à donner au protocole de Kyoto, qui impose des objectifs de réduction des gaz à effet de serre à une quarantaine de pays industrialisés. Par ailleurs, l’Europe demande en échange de ses engagements de réduction de gaz à effet de serre que tous les pays aillent dans le sens d’un traité global juridiquement contraignant à l’horizon 2020. Mais Etats-Unis et Chine n’ont toujours pas apporté de position claire sur le sujet. Et ce sont pourtant ces deux pays qui émettent plus de 40% des émissions mondiales.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon a reconnu qu’il ne fallait pas s’attendre à des avancées spectaculaires à l’issue des discussions. "Nous devons être réalistes sur les attentes concernant une éventuelle percée à Durban", précise-t-il. Et de demander "de considérer avec attention une deuxième période d'engagement du protocole de Kyoto".
 

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