Usine Nouvelle

S’inscrire à la newsletter
Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Matières premières

La chute des cours du cuivre fait tanguer la filière

Myrtille Delamarche , , ,

Publié le

Victime du ralentissement de la demande chinoise, le cuivre a perdu la moitié de sa valeur depuis 2011, en repassant en novembre sous les 5 000 dollars la tonne. Cette chute des cours a des conséquences tant sur les géants miniers que sur les transformateurs en France.

Le cuivre a atteint le 12 novembre son cours le plus bas depuis mai 2009. Selon plusieurs analystes, cette rechute est consécutive à l’annonce par Pékin de statistiques décevantes d’investissement, comprenant entre autres la construction, forte consommatrice du métal rouge. La Chine consomme environ 45% du cuivre mondial. Cette baisse traduit la conversion de l’économie chinoise de l’investissement en actifs immobilisés vers une économie plus soutenue par les services et la consommation.

Il est bien loin, le temps où le métal rouge, égérie du super-cycle des matières premières, tutoyait les 10 000 dollars la tonne. En baisse de 20% depuis début 2015, il est même repassé depuis le 6 novembre sous les 5 000 dollars la tonne, divisant sa valeur par deux depuis 2011.

Géants miniers en difficulté

Parmi les premières victimes de cette chute des cours du cuivre, le chilien Coldelco était sauvé in extremis fin octobre par son gouvernement, qui a accepté le principe d’une recapitalisation record. 600 millions de dollars seront injectés dans la compagnie publique pour financer un plan d’investissement visant à prolonger la durée d’exploitation des gisements existants.

La valeur boursière de Glencore est, elle aussi, intimement liée à celle du cuivre. Dans son plan de réduction de la dette, c’est ce métal qui a le plus pâti des coupes de production : le géant suisse des matières premières a annoncé l’arrêt de mines en Afrique, puis le ralentissement de la production en Argentine et la mise en vente d’actifs miniers en Australie et au Chili. Le vaste assainissement annoncé n’a toutefois pas suffi à rassurer durablement les investisseurs, et le cours de l’action Glencore continue à tanguer à chaque fois que le cours du cuivre trébuche.

Des conséquences en France

En France aussi, cet effondrement de la valeur du métal rouge fait des victimes. Après l’annonce de fermeture de KME à Givet (Ardennes), qui sera finalement repris par le groupe finlandais Cupori, c’est le dernier lamineur français Griset qui vient de demander son placement en redressement judiciaire après que les banques lui ont refusé leur soutien pour affronter une crise de trésorerie.

Myrtille Delamarche

Réagir à cet article

1000 INDICES DE REFERENCE

  • Vous avez besoin de mener une veille sur l'évolution des cours des matières, la conjoncture et les coûts des facteurs de production
  • Vous êtes acheteur ou vendeur de produits indexés sur les prix des matières premières
  • Vous êtes émetteur de déchets valorisables

Suivez en temps réel nos 1000 indices - coût des facteurs de production, prix des métaux, des plastiques, des matières recyclées... - et paramétrez vos alertes personnalisées sur Indices&Cotations.

 

LES DOSSIERS MATIERES

 

 
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus