Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

La Chine s'attaque aux paquebots de croisière avec Fincantieri

, , ,

Publié le

La Chine va pouvoir construire de grands paquebots de croisière, une spécialité jusque-là européenne. L’Italien Fincantieri et China State Shipbuilding Corporation (CSSC) ont signé un accord pour la création d’une coentreprise pour la construction en Chine de paquebots, conçus par Fincantieri.

La Chine s'attaque aux paquebots de croisière avec Fincantieri

C’est un coup de tonnerre dans la construction navale. Le numéro un européen Fincantieri a signé le lundi 4 juillet à Shanghai un accord avec le chantier chinois China Sate Shipbuilding Corporation (CSSC) pour la création d’une coentreprise destinée à la conception et à la construction de navires de croisière. Le cérémonial autour de la signature montre l’importance que les autorités chinoises ont voulu donner à l’événement. À côté de Giuseppe Bono, PDG de Fincantieri, et de Wu Qiang, président de CSSC, on trouvait, outre l’ambassadeur d’Italie en Chine, le vice-ministre chinois de l’Industrie, Xin Guobin.

Le croisiériste américain Carnival, numéro un mondial du secteur et très gros client de Fincantieri, aura joué un rôle dans la création de cette entreprise. En novembre 2014, Fincantieri, CSSC et Carnival s’étaient déjà entendus pour travailler ensemble. Le directeur des opérations de Carnival Asie, Michael Ungerer, était d’ailleurs présent lors de la cérémonie à Shanghai et Giuseppe Bono a souligné lors de son discours que "la présence de notre principal client, Carnival, qui achètera les navires concernés par cet accord, est également d’une importance fondamentale pour la réussite du projet". La signature du 4 juillet n’est donc pas totalement une surprise, mais ses conséquences pourraient être très importantes. Pas immédiatement, mais à une échéance d’une dizaine d’années.

Des paquebots destinés au marché asiatique

Dans un premier temps, Fincantieri conservera la main sur la conception des paquebots, des navires complexes à réaliser et faisant appel à beaucoup de technologies. Il assurera également la fabrication des éléments les plus sensibles, la construction des navires étant assurée en Chine. Selon Fincantieri, ceux-ci seront destinés au marché chinois et, plus largement, asiatique, en forte croissance. L’important marché américain est désormais mature et le marché européen, malgré sa croissance, n’a pas les mêmes perspectives d’évolution qu’en Asie.

À long terme, on peut légitimement s’interroger sur l’avenir de la construction navale européenne. Une fois que CSSC aura assimilé le savoir-faire italien, malgré les garde-fous officiellement annoncés, il aura entre les mains une formidable machine pour concurrencer son propre partenaire, mais également STX France et l’allemand Meyer Werft. Le français, dont le carnet de commandes est presque rempli jusqu’en 2026, joue déjà la carte de l’innovation permanente et peut s’appuyer sur un réseau de sous-traitants de très grande qualité. En outre, l’Europe peut espérer une poursuite de l’augmentation des salaires en Chine.

Patrice Desmedt

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus