La Charcuterie Bordelaise se dote d’un nouveau site de production en Gironde

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Atelier de la nouvelle unité de La Charcuterie Bordelaise à Villenave-d’Ornon (Gironde)
Atelier de la nouvelle unité de La Charcuterie Bordelaise à Villenave-d’Ornon (Gironde)
© Charcuterie Bordelaise

Le fabricant de charcuteries traditionnelles met les bouchées doubles en s’implantant sur la commune de Villenave-d’Ornon.

Jeudi 20 septembre, Arnaud Chedhomme inaugure sa nouvelle unité à Villenave-d’Ornon (Gironde) : 6 000 m² dédiés à la fabrication de produits de charcuteries et boucheries traditionnelles du sud-ouest. Des tricandilles au Grenier médocain en passant par boudins, pâtés et jambons.

La nouvelle usine est dimensionnée pour atteindre 5 000 tonnes d’ici trois ans. Dans un premier temps, 2 000 tonnes de viande seront produites par an et écoulées en grande distribution, en restauration hors foyer et à l’export.

Trop à l’étroit dans ses anciens locaux sur la commune de Bègles (Gironde), Arnaud Chedhomme comptait initialement s’étendre sur le site. Le hic c’est que les terrains occupés sont en plein dans le périmètre du projet Euratlantique, vaste opération d’aménagement urbain incluant quartiers d’affaires et logements. Du coup, la Communauté urbaine de Bordeaux, opposée à cette extension, a "relocalisé" l’entreprise sur un autre terrain à Villenave-d’Ornon.

La PME a investi 5 millions d'euros dans l’achat du terrain, la construction des bâtiments et les équipements de production. La nouvelle unité, qui va permettre de gagner 30 % en productivité, dispose d’ateliers de découpe, de fabrication, de salle de cuisson, de conditionnement et d'expédition. Le tout intégré dans un système "écologique" : l’ensemble des eaux utilisées est récupérée. La station d’épuration est dotée de lits de bambous qui permettent de relâcher une eau totalement propre. Pour faire la chasse aux bactéries, l’air de l’usine est filtré. Et des sas d’hygiène ont été mis en place.

L’usine qui réalise un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros, et emploie soixante salariés, compte embaucher une vingtaine de personnes d’ici la fin de l’année. Pas simple. "Nous avons renoncé à trouver des bouchers et charcutiers. Nous prenons ceux qui ont envie de travailler et nous les formons", lâche Arnaud Chedhomme.

C’est en 2000 que cet ex de Beghin Say et de Paul Predo rachète la Charcuterie Bordelaise, une petite affaire qu’il va faire grossir. En 2011, il monte un élevage de brebis et de bœuf bazadais sur la commune de Saint-Jean-de-Blaignac (Gironde). Une façon de sécuriser l’approvisionnement et de mieux maîtriser l’origine des matières premières.

Arnaud Chedhomme a d’autres projets, avec notamment l’élaboration de plats cuisinés. Une diversification fin prête d’ici quelques mois.

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