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La CGT très réticente à participer au Haut conseil du financement de la protection sociale

Publié le

Selon Mohamed Oussedik, secrétaire national à l’industrie de la CGT, la nouvelle initiative de Nicolas Sarkozy est une machine de campagne pour enfermer la question de la compétitivité de la France sur le coût du travail. La CGT ne devrait pas participer au Haut conseil du financement de la protection sociale qui doit associer les partenaires sociaux.

La CGT très réticente à participer au Haut conseil du financement de la protection sociale © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

La décision définitive sera prise en commission exécutive la semaine prochaine mais Mohamed Oussedik, secrétaire national à l’industrie de la CGT  laisse planer peu d’ambiguïté. "Nous n’avons pas envie de nous laisser enfermer sur la question du coût de travail en participant à ce nouvel organe créé par Nicolas Sarkozy pour servir ses objectifs de campagne."

Annoncé hier par Nicolas Sarkozy à Bordeaux, ce haut conseil associerait  l’Etat et les partenaires sociaux pour faire des propositions pour "réduire le poids de la taxation du travail", essentiel selon lui pour "maintenir la compétitivité de nos industries" tout en préservant notre modèle social.

La réflexion sera donc menée sans la principale confédération syndicale française. "Nous ne sommes pas contre réfléchir à l’élargissement de l’assiette de cotisations notamment en ciblant plus largement les revenus du capital, explique Mohammed Oussedik , mais focaliser tout le débat sur le coût du travail c’est se tromper de combat".

Le secrétaire national demande à ce que l’on regarde la réalité des coûts horaires manufacturiers dans les secteurs exposés à la concurrence. "Dans l’automobile, ils sont plus élevé en Allemagne qu’en France. Cela n’empêche pas l’Allemagne de recruter alors qu’une entreprise comme PSA vient d’annoncer au contraire des suppressions de postes", martèle-t-il. 

Ces dernières décisions lui semblent très alarmantes pour l’emploi, l’avenir de l’industrie et l’évolution du commerce extérieur français. "L’automobile c’est 20 % des exportations, je ne vois pas comment on va redresser la barre d’un déficit qui va approcher 75 milliards d’euros en se tirant une balle dans le pied sur la R&D comme le fait PSA".

Pour la CGT, la question de la compétitivité de l’industrie ne peut se résumer aux charges, "dans l’aéronautique, le problème ce n’est pas le travail, c’est l’euro" explique le secrétaire national. Pour la CGT, s’il faut remettre à plat le financement de la protection sociale, cela commence par une évaluation des dispositifs d’allègement de charges.

La CGT le demande depuis  des années. Selon lui,  les entreprises soumises à compétition internationale n’ont pas forcément les mêmes besoins que celles opérant sur le marché domestique, même différence de situation entre les grands groupes et les PME. L’intersyndicale doit se réunir vendredi pour une riposte sur le plan de rigueur, nul doute que la nouvelle initiative de Nicolas Sarkozy donnera  matière à débat.

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