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La CGT rejette les mesures d'urgence pour la métallurgie

Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié le
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La CGT a tranché. C'est non. Le syndicat ne signera pas l'accord de branche paraphé le 7 mai par quatre syndicats pour le secteur de la métallurgie.

Cet accord  prévoit, entre autres, l'indemnisation du chômage partiel à hauteur de 75% du salaire brut et la mise en œuvre de formations pour limiter le recours au chômage partiel. Des mesures d'urgence qui devraient être financées par 50 millions d'euros, issus de l'organisme collecteur de la métallurgie (OPCAIM) et prévus par l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) et les syndicats signataires. L'OPCAIM s'engage à financer toute demande de formation engagée au plus tard le 30 juin 2010.

100% du salaire brut
Pour le syndicat, l'accord est insuffisant car il « ne répond pas aux attentes immédiates des salariés en matière d'indemnisation du chômage partiel, de restructurations, de licenciements, de capacités industrielles, de développement de l'emploi, du maintien des qualifications et savoir-faire ».

Dans le détail, la CGT avait réclamé la mise en place d'une garantie à 100% du salaire net en cas de chômage partiel. Concernant le prêt de personnel à but non lucratif, également prévu dans l'accord pour les entreprises en difficulté, le syndicat relève la carence de deux critères dits « majeurs » : le volontariat des salariés concernés par le dispositif et l'obligation de négocier les conditions de prêt dans l'entreprise avec les syndicats. « Le patronat a l'intention d'institutionnaliser cette pratique dans les entreprises », selon la CGT. 

Sécurité pour les jeunes
Quant à l'emploi et la formation des jeunes, la CGT note que l'accord évoque la baisse de la taxe d'apprentissage. « Une volonté de toujours vouloir transférer les responsabilités des entreprises sur la collectivité », précise le syndicat. La CGT salue la proposition d'un nouveau statut du contrat de professionnalisation et la volonté de maintenir le nombre de contrats d'apprentissage et de professionnalisation à son niveau actuel (35 000 en 2008).  « Ce dont la jeunesse a besoin, c'est plus de sécurité dans l'emploi, par des contrats de travail à durée indéterminée et par la reconnaissance des diplômes et qualifications au travers de meilleurs salaires », précise le syndicat.

Au final, pour la CGT, l'accord « déresponsabilise totalement les entreprises et laisse supporter aux salariés ainsi qu'à la collectivité les effets de la crise économique et sociale ». Au total, près de 1,8 millions de personnes travaillent dans la métallurgie.

Barbara Leblanc

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