La CFDT inquiète pour l’avenir du ferroviaire en France

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TGV

A l’occasion de la présentation du nouveau secrétaire général de la CFDT Cheminots, la centrale émet des craintes à propos de la réforme du ferroviaire et des exigences de Bruxelles sur l’ouverture du marché.

La FGTE-CFDT est apparue la plus enthousiaste lorsque le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a présenté les grandes lignes de la future réforme du ferroviaire le 30 octobre dernier. Aujourd’hui, Didier Aubert, le nouveau secrétaire général de la CFDT-Cheminots, élu le 13 décembre dernier, est plus mesuré.

Tenant d’un nouveau dialogue social, la centrale de l’avenue Simon Bolivar (Paris 19ème) souhaite peser davantage que 13,76 % lors des prochaines élections à la SNCF. A commencer par celle du conseil d’administration en février prochain, où son candidat Pascal Lanzellotti devrait être élu.

Si Didier Aubert se félicite de "l’ambitieuse réforme du ferroviaire portée par Frédéric Cuvillier", il souhaite que la concurrence qui semble inéluctable se fasse "sur la qualité du service rendu" et non sur le moins-disant social. "Il ne doit pas y avoir des cheminots d’un côté et des travailleurs du rail sans convention de l’autre côté".

Autre sujet d’inquiétude : comment réduire la dette de Réseau ferré de France (RFF) évaluée à 32 milliards d’euros ? Les recettes de l’écotaxe poids lourds évaluées entre 700 et 800 millions d’euros n’y suffiront pas, surtout qu’elles ne devraient pas être distribuées uniquement au ferroviaire.

"Il faut donc agir sur les dépenses. On craint clairement que l’on nous amène vers une situation où il n’y aura pas d’autres alternatives que de fermer des lignes. Nous avons peur que cette réforme accouche d’une souris. Que le remède soit pire que le mal. On annonce des fermetures de lignes pour les Trains d’équilibre du territoire (TET)".

Du dumping social à l’intérieur de la SNCF

Pour Remi Aufrere, secrétaire général adjoint, "le quatrième paquet ferroviaire de la Commission européenne s’annonce sans grande nouveauté. On met la concurrence partout et on voit ensuite comment on peut rééquilibrer".

Pourtant en Allemagne, la privatisation de la Deutsche Bahn (DB), un temps annoncée, a été abandonnée. Plus personne n’en veut. Et la CFDT assure que le gestionnaire unifié des infrastructures, pierre angulaire de la réforme, se fera malgré les oukases de Bruxelles.

Mais en évoquant la concurrence, la CFDT parle aussi de celle qui sévit à l’intérieur de la SNCF, en dénonçant le dumping pratiqué par certaines filiales.

Elle critique le manque de lisibilité économique du groupe avec la multiplication des filiales. Le nouveau secrétaire général dénonce "l’absence de politique cohérente d’ensemble. Les filiales vivent leur vie. Chacun est jugé sur ses propres résultats économiques".

Olivier Cognasse

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1 réaction

Tosolini Fabian | 15/01/2013 - 23H51

Une petite remarque. André Milan est toujours le secrétaire général de la FGTE-CFDT et Didier est le nouveau Secrétaire Général de la CFDT Cheminots.

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