Les dernières conclusions de l'Autorité de sûreté nucléaire soulignent les fragilités du site et le manque de culture des intervenants en matière de radioprotection.
Les réacteurs encore en fonction de la centrale nucléaire de Chinon, en Indre-et-Loire, ont été mis en service en 1984, 1987 et 1988. Près de trente ans plus tard, le site énergétique montre des signes de fatigue, comme l'a constaté récemment l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
"Le site a arrêté de plonger. Nous constatons quelques signes de progrès, mais ils ne sont pas à la hauteur de ce que nous attendions", a précisé le délégué territorial de l'ASN, Nicolas Forray, lors d'une conférence de presse à l'occasion de la présentation du bilan 2011 du gendarme du nucléaire pour la région Centre.
Comme le rapporte l'AFP, la division de l'autorité de sûreté nucléaire (ASN) juge les performances de la centrale "en retrait" par rapport au reste du parc. L'ASN observe notamment "un manque de culture" des intervenants en matière de radioprotection ainsi que "des fragilités du site dans ce domaine".
La centrale de Chinon restera "sous surveillance renforcée" et poursuivra le plan de rigueur mis en oeuvre par EDF depuis 2010.









